Entre ces deux rencontres de presse, les journées de travail fort chargées se sont succédé à un rythme infernal. Il faut croire que les dirigeants de la NFL sont des lève-tôt, car la majorité des journées commencent avec des rencontres avec joueurs et entraîneurs aux environs de 8h30.
Tenez, lundi, si on voulait s'entretenir avec l'entraîneur des champions du SB et le joueur par excellence, il fallait se présenter à la salle White River du JW Marriott à 8h30. Croisé par hasard à ma sortie de la salle, un collègue de Vancouver arrivait 30 minutes plus tard en croyant que la rencontre était prévue pour 9h. Heureusement pour lui, la NFL retranscrit le contenu de chacune des rencontres officielles avec la presse, ce qui nous permet de nous reprendre si quelque chose d'important nous a échappé. À la fin de la semaine, on approche les 400 pages de transcriptions! De quoi en perdre son latin!
Berman en français!
J'avais déjà un faible pour les animateurs du réseau ESPN avant de me rendre à Indianapolis. Et je les respecte encore plus après les avoir vus travailler pendant toute une semaine. Nombreux comme ils sont, ils pourraient très bien occuper toute la place et nuire au travail de ceux qui n'ont pas les mêmes moyens. Mais c'est loin d'être le cas. J'ai croisé à quelques reprises Rachel Nichols à certaines conférences de presse et elle attendait sagement son tour pour s'adresser aux joueurs, comme tous les autres médias sur place.
Pour ma part, je n'oublierai jamais ma rencontre avec le coloré animateur de l'émission NFL Countdown, Chris Berman. Après m'avoir dit que sa femme et lui avaient récemment parlé de revenir passer quelques jours en vacances à Québec - il a déjà séjourné au Château Frontenac -, Berman m'a salué en me donnant rendez-vous un de ces jours au Colisée!
Pendant notre trop courte rencontre, le sympathique bonhomme alternait entre les langues de Shakespeare et de Molière. Il y est même allé d'un : «Il pourrait franchir toute la distance!» version française de son célèbre : «He could go all the way!» Alors que je lui faisais mention de l'éventualité d'un retour des Nordiques à Québec, Berman - qui est originaire du Connecticut - me disait à quel point il aimerait que les Whalers reviennent un jour à Hartford. Et selon lui, les Expos joueraient encore à Montréal si on avait pu s'entendre pour la construction d'un stade au centre-ville.
Ballard et Ware
J'ai ensuite profité des journées de mercredi et jeudi pour me familiariser quelque peu avec les joueurs des Patriots et des Giants en leur posant des questions sur leurs intérêts sportifs à l'extérieur du football et sur le spectacle de Madonna à la demie.
La palme de l'athlète le plus sympathique que j'ai rencontré revient à l'ailier rapproché Jake Ballard, des Giants, un amateur de musique country, qui aimerait bien mieux assister à un spectacle de Garth Brooks plutôt que de Madonna. Quant au porteur de ballon D.J. Ware, j'ai bien l'impression que quelques minutes de plus auraient suffi pour qu'on se donne rendez-vous afin d'aller voir ensemble un show de la belle Beyonce quand elle remontera sur les planches.
Finalement, les dirigeants de la NFL et les médias affectés à la couverture du XLVIe SB ont été très bien reçus par les bénévoles et les habitants de la ville d'Indianapolis. Quelques-uns des partisans des Colts que j'ai interrogés, vendredi dernier, ont d'ailleurs pris la peine de me demander si j'avais été bien traité depuis mon arrivée chez eux. La météo a collaboré pratiquement tous les jours, alors que le mercure grimpait jusqu'aux environs de 12 ºC sous un ciel ensoleillé, alors que la normale à ce temps-ci de l'année est de 2 ºC.
Comme si tout cela ne suffisait pas, Madonna était également au rendez-vous. Ma chanson préférée parmi ses nombreux succès : Like a Prayer, la dernière pièce qu'elle a interprétée, dimanche soir. Comme si elle avait voulu répondre à une demande spéciale de ma part avant de disparaître...