«Je sais que tout un défi nous attend contre les Giants, une équipe bien dirigée qui compte sur plusieurs joueurs talentueux», a commencé Belichick. «Nous avons affronté cette équipe cette saison - les Giants ont gagné 24-20 à Foxborough le 6 novembre - et nous savons très bien ce qui nous attend.»
Habitué du Super Bowl - il en est à son huitième en tant qu'entraîneur-chef ou adjoint - Belichick a déclaré que chaque rencontre au sommet revêt un caractère spécial. «Vous commencez à travailler en février ou mars dans l'espoir de vous rendre jusque-là. Je crois que j'ai dirigé quelque chose comme 111 entraînements jusqu'ici. C'est un processus de longue haleine, mais participer au Super Bowl est la récompense pour le travail accompli pendant tout ce temps.»
Pour la cinquième fois, la combinaison Belichick-Brady unira ses forces dans le but de remporter le Super Bowl pour la quatrième fois en cinq présences. «Je ne voudrais pas diriger un autre quart que Tom. C'est un joueur extraordinaire et un compétiteur hors pair. Je considère comme un privilège le fait d'avoir pu le diriger sur une aussi longue période de temps», a raconté le coach des Patriots, qui ont remporté leurs 10 derniers matchs.
Le dos au mur
Leurs adversaires, les Giants de New York, ont quant à eux gagné leurs cinq derniers matchs. Ils n'avaient d'ailleurs pas d'autres choix que de le faire après leur défaite contre Washington, le
18 décembre. «Nous n'avons pas bien joué cette journée-là, contrairement aux Redskins. Après le match, le message était clair. J'ai dit aux joueurs qu'il fallait gagner nos deux derniers matchs pour nous qualifier pour les séries comme champions de notre division», a rappelé Coughlin.
«Heureusement, les joueurs ont bien répondu et les membres de l'unité défensive se sont serré les coudes comme jamais ils ne l'avaient fait auparavant. Nos trois unités ont joué en harmonie au cours de nos cinq derniers matchs. Et les unités spéciales ont fait la différence à San Francisco. Nous avions le dos au mur et les joueurs ont très bien répondu dans les circonstances. Notre leader, Eli Manning, a très bien réagi et il a élevé son jeu d'un cran au quatrième quart, ce qui nous a permis de remporter quelques rencontres fort importantes au fil des semaines.»
À 65 ans, Coughlin sait fort bien qu'il doit savourer le moment présent parce que la route qui mène au Super Bowl est parsemée de nombreuses embûches. «Après avoir gagné il y a quatre ans, nous étions convaincus que nous avions des chances de répéter l'année suivante, mais nous avons été éliminés dès la deuxième ronde des séries. Et nous avons ensuite manqué les séries au cours des deux dernières années. On le répète souvent, mais la liste de joueurs-étoiles et de grands entraîneurs qui n'ont jamais pris part au Super Bowl est beaucoup trop longue pour qu'on n'apprécie pas le moment, particulièrement quand on a traversé une période difficile comme la nôtre en novembre.»