«J'étais arrivé depuis à peine quelques heures que je disais aux gens qui m'accompagnaient comment ce serait plaisant d'accueillir de nouveau ce prestigieux événement à San Diego. On sent tellement l'énergie qui émane de partout quand on se promène dans la ville», a lancé d'entrée de jeu le quart-arrière des Chargers. «J'ai croisé mon coéquipier Takeo Spikes au cours de la soirée et il était bien d'accord avec moi quand je lui ai dit qu'il faudrait que l'on représente bientôt la Conférence américaine à cette rencontre.»
Contrairement à plusieurs joueurs qui préfèrent ne pas écouter le Super Bowl parce que ça leur fait trop mal de voir deux adversaires batailler pour les grands honneurs, Rivers s'est amené à Indianapolis avec l'intention de s'abreuver du côté positif des choses. «Je veux apprendre des choses de la part de tous les participants au Super Bowl. Il y a certainement des joueurs et des équipes qui font les choses mieux que nous puisque nous avons manqué les séries au cours des deux dernières saisons.»
Rivers a participé à une finale de conférence depuis ses débuts dans la NFL en 2004. «Je croyais que nous avions des chances d'aller jusqu'au bout après avoir terminé les saisons 2007 et 2009 avec des fiches de 11-5 et 13-3, mais les choses n'ont pas tourné à notre avantage dans les séries.»
Cette année, les Chargers présentaient un dossier de 7-7 avec deux matchs à disputer au calendrier régulier, la même fiche que les Giants de New York, les représentants de la Conférence nationale au Super Bowl. «Contrairement aux Giants qui ont trouvé une façon de gagner leurs deux derniers matchs, nous n'avons pas été capables de clore la saison avec deux victoires. Nous avons terminé l'année à 8-8 et il aurait suffi d'accomplir seulement de petites choses ici et là pour finir à 10-6 et participer aux séries. Vous savez, l'écart est si mince entre chaque équipe dans la NFL et c'est pourquoi c'est si plaisant de jouer dans cette ligue où tout peut arriver.»
Élogieux envers les Pats
En terminant, Rivers n'avait que de bons mots pour les champions de l'AFC, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui en sont à une cinquième participation au Super Bowl au cours des 10 dernières années. «Cette équipe semble toujours trouver un moyen de gagner. On l'a bien vu une autre fois dans la finale de conférence contre Baltimore. Quelques jeux réussis ou manqués ici et là ont encore fait pencher la balance en faveur des Patriots. C'est vrai qu'ils alignent le quart-arrière le plus constant de la Ligue depuis plusieurs années, ce qui leur procure un certain avantage, car Tom Brady est capable de réussir les gros jeux quand ça compte le plus. Cette année, ils ont concédé une tonne de verges à leurs adversaires, mais ils ont compensé en inscrivant plus de points.»
Outre Rivers, les deux autres finalistes pour le trophée Walter Payton remis annuellement au joueur qui s'implique le plus dans sa communauté sont le centre Matt Birk (Baltimore) et le demi de coin Charles Tillman (Chicago).