Dix-sept minutes de bonheur...

Après avoir eu le bonheur de l'observer pendant... (AFP)

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Après avoir eu le bonheur de l'observer pendant 17 minutes à l'occasion de la conférence de presse au sujet du spectacle de la mi-temps, je peux vous assurer que la «Madone» a beaucoup mieux vieilli que l'auteur de ces lignes!

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Notre chroniqueur football François Ratté est à Indianapolis à l'occasion du XLVIe Super Bowl. »

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François Ratté

(Indianapolis) La dernière fois que j'avais eu l'occasion de voir Madonna d'aussi près remontait au 6 juillet 1987 au Forum de Montréal. Près de 25 ans plus tard, une centaine de pieds nous séparaient lors de la conférence de presse qu'elle a donnée jeudi à Indianapolis en prévision du spectacle qu'elle offrira à la demie du XLVIe Super Bowl.

Après avoir eu le bonheur de l'observer pendant 17 minutes, je peux vous assurer que la «Madone» a beaucoup mieux vieilli que l'auteur de ces lignes, qui n'a pas décroché malgré les folles relations que sa préférée a entretenues au fil des ans avec des athlètes controversés comme Dennis Rodman (basketball) et Alex Rodriguez (baseball).

«Si j'étais à ta place, je ne lancerais pas la serviette», m'a conseillé le garde Nick McDonald, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, quand je lui ai appris que j'étais en amour depuis 25 ans avec la vedette du spectacle du XLVIe SB. «Si elle a bel et bien eu une relation quelconque avec Rodman dans le passé, ça veut dire que tout le monde a une chance.» Une façon de voir les choses...

Entre 1987 et 2012, j'ai trouvé le moyen de passer huit soirées en compagnie de Madonna. À Montréal, Toronto, Detroit et Anaheim. Rien de trop beau pour assister à un spectacle d'une des meilleures entertainers du show-business. «

C'est la reine de la pop!» a lancé le botteur des Patriots, Zoltan Mesko. «C'est une légende», ont repris l'ailier espacé Matthew Slater et le secondeur Gary Guyton. «Il faut avoir un talent indéniable pour être aussi populaire sur une longue période comme elle le fait», a ajouté l'ailier défensif Mark Anderson. Bien d'accord avec toi, Mark!

Pas cher!

À l'été 87, j'avais un billet dans la septième rangée du parterre pour assister au spectacle de la tournée Who's that Girl. Un des mes amis s'était levé à l'aube pour se rendre au comptoir Ticketron situé à l'intérieur du magasin La Baie, à Place Laurier. À cette époque, on se rendait plus souvent à cet endroit pour acheter des billets pour les matchs des Expos de Montréal.

Mon ami était le deuxième dans la file et c'est ce qui lui a permis d'acheter d'aussi bons billets, une tâche impossible aujourd'hui avec Internet. Et vous savez combien ils étaient vendus, les billets pour cette tournée? 32,50 $ l'unité! Pour des billets dans le parterre. Pour les deux dernières tournées de Madonna, il fallait débourser entre 300 $ et 350 $ pour des billets semblables!!!

Ce soir-là, Madonna a interprété les succès des albums True Blue et Who's That Girl. Le spectacle a pris fin avec une version endiablée de la chanson Holiday, qui s'est étirée pendant une dizaine de minutes. Je m'en souviens encore comme si c'était hier.

C'était clair dans ma tête à ma sortie du Forum que j'étais maintenant en amour avec l'interprète de Papa Don't Preach. J'ai d'ailleurs passé les semaines suivantes avec un t-shirt acheté lors de ce spectacle sur le dos. Encore aujourd'hui, je n'en reviens pas du nombre de fois où on m'a interpelé dans la rue pour me demander à quel endroit je l'avais acheté. J'ai vite constaté que je n'étais pas le seul à triper sur la Madone.

Plusieurs albums et tournées ont suivi au fil des ans et Madonna ne m'a jamais déçu, alors qu'elle a su évoluer et s'adapter aux nouveaux courants musicaux.

L'amateur de baseball que je suis a entre autres raté le fameux circuit de Joe Carter, qui permettait aux Blue Jays de Toronto de remporter la Série mondiale sur les Phillies de Philadelphie en octobre 93, car j'étais au Stade olympique ce soir-là pour assister à un spectacle de la tournée Girlie Show. Onze ans plus tard, je sacrifiais un duel entre les Red Sox de Boston et les Angels d'Anaheim pour un show de la tournée Reinvention Tour.

À la fin de la soirée, mes compagnons de voyage se moquaient de moi parce que j'avais manqué deux circuits de Vladimir Guerrero cognés aux dépens de Pedro Martinez. Ils ne comprenaient pas que j'avais passé, moi aussi, une autre très belle soirée en compagnie de la seule et unique Madonna!

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