Investisseurs asiatiques intéressés par l'usine Stadacona: le maire se réjouit

Le maire Labeaume à Bordeaux... (Photo collaboration spéciale Stéphanie Martin)

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Le maire Labeaume à Bordeaux

Photo collaboration spéciale Stéphanie Martin

Stéphanie Martin, envoyée spéciale
Le Soleil

(Bordeaux) La venue d'investisseurs asiatiques intéressés à acquérir l'usine Stadacona de Papiers White Birch est une «bonne nouvelle», selon Régis Labeaume, qui a aimé leur attitude.

«Je les ai trouvés très avenants parce que, pour eux, c'était important de rencontrer le maire de la ville d'abord pour m'expliquer ce qu'ils voulaient faire. C'est une belle tradition d'affaires. [...] Je n'ai pas senti que c'était des peddlers, j'ai senti que c'était des gens très sérieux.»

M. Labeaume a confirmé que, comme le révélait Le Soleil samei, il avait rencontré, le 24 mars, des investisseurs asiatiques intéressés à acheter l'usine de Québec. C'était juste avant le défilé de la Saint-Patrick, a-t-il révélé. Les hommes d'affaires étaient accompagnés d'un financier new-­yorkais et d'avocats.

Durant cette discussion, les acheteurs ont expliqué leurs intentions, leurs objectifs, leur profil. «Au long de la discussion, on s'est mis à parler d'un projet commun ensemble. Ils vont déposer une offre.» Le maire estime «majeur» le fait que les investisseurs aient signifié au juge Robert Mongeon dans une lettre au contrôleur Ernst&Young qu'«il y a une alternative possible. C'est une bonne nouvelle pour tout le monde».

Pas de chiffres

Mais lors de la rencontre avec le maire, il n'a pas été question de chiffres, ni du sort des 600 travailleurs de l'usine. «Il va falloir qu'ils fassent ça avec des humains», a simplement commenté M. Labeaume, sans vouloir s'avancer à exposer son souhait quant au traitement qui sera réservé aux employés. «Je ne veux pas m'en mêler. Mais s'ils ont décidé de faire ça avec André Sarrasin [l'ancien dirigeant de l'usine], André connaît son monde.»

Mais une chose est cruciale, pour Régis Labeaume: «Ils ne m'ont pas demandé d'argent. Alors, j'ai beaucoup apprécié. Ils ne s'attendent pas à ce que la Ville contribue.»

Car le maire a toujours refusé d'aider financièrement l'actuel propriétaire Peter Brant ou de vendre la vapeur de son incinérateur au rabais. En effet, Papiers White Birch chercherait à faire passer sa facture annuelle de vapeur de 10 à 5 millions$.

Pour le maire, le fait que les investisseurs potentiels aient l'intention d'acheter toute la production de papier journal, de papier annuaire et de papier carton à partir de pâte désencrée est «primordial». «Ils ne veulent pas compétitionner sur le marché nord-américain pour les cinq prochaines années. C'est important aussi.»

Le maire convient cependant que si le premier contact a été bon, il n'a pas pu s'informer davantage de la solidité des entrepreneurs asiatiques. «Je vous donne mon impression. Ce n'est pas une compagnie publique, alors je n'ai pas pu vérifier leurs états financiers.»

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