Cancer du sein: Labeaume rêve à un centre de recherche à Québec

Les maires Alain Juppé et Régis Labeaume (qu'on... (Stéphanie Martin, collaboration spéciale)

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Les maires Alain Juppé et Régis Labeaume (qu'on voit flanqués, à gauche, du délégué du Québec à Bordeaux, Michel Robitaille, et à droite, de l'adjoint de M. Juppé, Didier Cazabonne) se sont réjoui, hier, de la tenue de Bordeaux fête le vin à Québec cet été.

Stéphanie Martin, collaboration spéciale

 

Stéphanie Martin, envoyée spéciale
Le Soleil

(Bordeaux) Une soixantaine de sommités mondiales de la recherche sur le cancer du sein installées à Québec. C'est le rêve du maire Régis Labeaume, qui a posé jeudi les premiers jalons de la création d'un centre de recherche spécialisé à l'Hôpital du Saint-Sacrement.

«Ce serait assez extraordinaire! Les meilleurs chercheurs dans le domaine seraient installés à Québec», s'est enthousiasmé le maire.

À l'occasion de la Semaine digitale de Bordeaux, Régis Labeaume a rencontré en matinée jeudi les représentants d'Agfa HealthCare, un groupe qui a développé une expertise très pointue d'analyse des pathologies en utilisant les images numériques. Il a créé une technique qui, appliquée spécifiquement au cancer du sein, permet de réaliser des diagnostics beaucoup plus précis, de minimiser les risques d'erreur et, conséquemment, d'établir les traitements les plus appropriés.

Agfa a déjà sélectionné l'Hôpital du Saint-Sacrement pour y implanter un projet-pilote, a annoncé le maire à la presse. Un seul autre établissement au monde a été sélectionné pour un projet pilote et c'est l'hôpital Pitié Salpêtrière de Paris.

Afga cherche à centraliser ses ressources en recherche scientifique en un seul endroit. On parle de 50 ou de 60 chercheurs. Et la Ville de Québec est drôlement intéressée. Jeudi, le maire a demandé à ses interlocuteurs de lui envoyer leur plan d'affaires. S'il est trop tôt pour parler de montants ou d'échéancier pour la réalisation du projet, Régis Labeaume estime que ces premières discussions sont cruciales.

Le maire se permet même de rêver qu'après le cancer du sein, les technologies numériques peaufinées permettraient «de s'attaquer à d'autres cancers. Je pense entre autres au cancer de la prostate».

Québec est l'endroit idéal pour mettre sur pied ce genre de projet, soutient Régis Labeaume, car elle est déjà bien nantie sur le plan scientifique. Le terreau est donc fertile pour ajouter une technologie de pointe. «On est forts en sciences de la vie, avec le CHUL, on est forts en technologies de l'information et des communications, on est forts en optique photonique. On a le matériel de base», illustre-t-il.

Et puisque le Centre hospitalier affilié universitaire de Québec héberge déjà le Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia, qui répond aux besoins d'une large clientèle, la structure pour favoriser l'implantation d'un nouveau centre de recherche est en place, estime le maire. Mais Québec n'est pas seule sur les rangs.

D'autres villes sont intéressées à se doter de cette précieuse expertise. «Il faut qu'on agisse rapidement», a affirmé M. Labeaume.

>> VU: La jeunesse dans les rues de Bordeaux. Si la ville a longtemps été appelée la Belle endormie, Bordeaux s'est incontestablement éveillée et pétille de vie, de jour comme de nuit. Une promenade dans la ville et un fait saute aux yeux: les jeunes sont partout. Et ce n'est pas qu'une impression. Selon les plus récentes statistiques, un tiers de la population a moins de 25 ans et la moyenne d'âge est de 37 ans. Le maire Régis Labeaume, qui cherche à attirer de jeunes travailleurs dans sa ville a manifestement trouvé un terreau fertile à Bordeaux. D'autant plus que le bas taux de chômage de Québec, qui avoisine les 4 %, compétitionne favorablement avec le presque 10 % du département de Gironde.

>> ENTENDU: «Plus rien n'est secret.» Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ne croyait pas si bien dire, quand il a lancé cette phrase lors d'une discussion avec le maire Régis Labeaume sur le phénomène de Twitter. M. Juppé notait que même les ministres twittent en chambre, lors de débats qui sont secrets. Le maire de Québec a répliqué par une anecdote. «Un politicien est venu me voir, un politicien fédéral. Nous avons discuté. En sortant du bureau, je pensais que c'était confidentiel et il a twitté toute notre conversation. Il n'est plus le bienvenu à l'hôtel de ville de Québec.» Impossible pour les journalistes de connaître l'identité de ce mystérieux personnage. Aux lecteurs de se faire leur propre idée.

>> GOÛTÉ: Ou plutôt non goûté. Le (sûrement délectable) vin bordelais servi en dégustation après la conférence de presse annonçant officiellement la tenue de l'événement Bordeaux fête le vin à Québec. Car si les nombreuses personnes présentes se sont prestement dirigées vers la salle de réception après les discours protocolaires et la période de questions, l'auteure de ces lignes est quant à elle vaillamment retournée à son ordinateur le gosier sec. Pas faciles, les missions à l'étranger pour les journalistes!

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