Financement illégal de Vision Québec: trois entreprises admettent leurs torts

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Ces reconnaissances de culpabilité surviennent neuf mois après qu'un ancien organisateur de Vision Québec eut reconnu avoir servi de prête-nom pour le défunt parti de Marc Bellemare.

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L'affaire Bellemare

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L'affaire Bellemare

L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare affirme avoir été témoin de pratiques douteuses dans le financement du Parti libéral du Québec et dans le processus de nomination des juges. »

Le Soleil

(Québec) Trois des quatre entreprises accusées d'avoir financé illégalement le défunt parti municipal de Marc Bellemare reconnaissent leur culpabilité. Ainsi, seule l'une d'entre elles et le notaire accusé de les avoir aidées nient les faits reprochés et devront maintenant se défendre en cour.

Ces reconnaissances de culpabilité surviennent neuf mois après qu'un ancien organisateur de Vision Québec, Pierre Bibeau, eut reconnu en entrevue au Soleil avoir servi de prête-nom pour le défunt parti de Marc Bellemare.

Le Directeur général des élections (DGE) du Québec avait alors déclenché une enquête au terme de laquelle huit constats d'infraction ont été remis en novembre, pour une valeur totale de 7600 $. En plaidant coupable, les entreprises Habitat Multi-Ressources, le Groupe A et Placements Charles Lacroix reconnaissent avoir contribué au financement de Vision Québec lors de la course à la mairie 2005, ce qu'interdit la loi.

À noter, même si Habitat Multi-Ressources plaide coupable, l'entreprise se retrouvera en cour puisqu'elle conteste le montant de l'amende imposée, soit 1260 $.

Rappelons que Marc Bellemare avait fondé à l'époque une formation politique pour tenter de briguer la mairie de Québec. Parti favori, celui-ci s'était finalement fait coiffer par Andrée P. Boucher.

Mais voilà, non seulement n'avait-il pas été élu, mais Vision Québec avait récolté à peine 10 % des votes, sous le seuil de 15 % à partir duquel le DGE rembourse la moitié des dépenses électorales.

Devant le gouffre financier dans lequel se trouvait le parti, les entreprises de Michel Létourneau, de Charles Lacroix et de Patrice Beauchemin ont ainsi avancé de l'argent. Les noms de ces trois dirigeants d'entreprise apparaissaient d'ailleurs dans le rapport électoral de Vision Québec, avec des prêts de 10 030 $ chacun.

Quatrième firme

Si ces trois entreprises reconnaissent leur participation, la quatrième firme impliquée, Investissements Rock Cloutier, a décidé de plaider non coupable et ira se défendre en cour. Celle-ci, basée en Beauce, nie catégoriquement avoir participé au financement du parti.

Son principal dirigeant, Rock Cloutier, n'apparaît pas dans la liste des donateurs du parti, n'étant pas un résidant de Québec comme l'exige la loi. Enfin, le notaire Kent Lachance plaide également non coupable aux quatre constats du DGE qui l'accuse d'avoir aidé les entreprises à contribuer au financement de Vision Québec. Déjà en novembre, celui-ci disait vouloir contester les quatre constats d'infraction et l'amende de 2552 $ le visant, estimant avoir été lié à cette histoire pour une simple «question technique».

Reste maintenant à voir comment les reconnaissances de culpabilité des trois entreprises joueront dans les deux procès, dont la date d'ouverture n'a pas encore été déterminée.

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