La course des grands voiliers: des coûts à revoir

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Labeaume en France
Labeaume en France

Du 6 au 13 juillet, Le Soleil accompagne le maire Régis Labeaume en mission en France. Au programme : Saint-Malo, Nantes et Paris. »

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Dans un accord préliminaire conclu en novembre avec... (Photo Le Soleil, Annie Morin)

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Dans un accord préliminaire conclu en novembre avec Sail Training International, l'organisme qui coordonne la venue des bateaux dans les grands ports du monde, la Ville de Québec s'est dite prête à allonger entre 3,8 et 4,8 millions $ pour accueillir de 30 à 40 voiliers.

Photo Le Soleil, Annie Morin

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Il en coûte généralement entre un demi-million et 3 millions $CAN pour tenir une étape de la course des grands voiliers. Québec s'est avancée pour plus. Pas surprenant que le maire Régis Labeaume cherche à négocier le prix à la baisse.

Dans un accord préliminaire conclu en novembre avec Sail Training International (STI), l'organisme qui coordonne la venue des bateaux dans les grands ports du monde, la capitale québécoise s'est dite prête à allonger entre 3,8 et 4,8 millions $ pour accueillir de 30 à 40 voiliers. Depuis son arrivée en France, le maire Labeaume répète toutefois que les négociations finales seront «serrées», car il veut payer «le moins cher possible». Les maires de Saint-Malo et de Toulon l'appuient dans sa démarche.

Or, selon Christian Bickert, représentant français de STI, il ne tient qu'aux villes hôtes d'adapter l'événement à leurs moyens. Selon une étude réalisée par l'organisation, il faut compter de 400 000 à 2,5 millions d'euros (de 500 000 à 3 millions $CAN) pour recevoir convenablement les bateaux.

Sail Training International ramasse une partie de la somme pour la coordination de l'événement et la publicité directe auprès des navigateurs. «Vous pouvez toujours faire l'advertising dans Le Soleil, mais c'est pas ça qui fera venir les bateaux de la Baltique», dit-il pour mousser ses compétences.

Frais périphériques

Les villes héritent des frais périphériques. Elles doivent assurer la sécurité et planifier l'animation sur les quais, loger les organisateurs, fournir des agents de liaison pour les navigateurs, orchestrer la publicité locale, entre autres. Il y a aussi la partie formation en mer : il faut former un équipage de 25 recrues de 15 à 25 ans qui participeront à une étape de la course.

L'ampleur de la facture est donc en partie fonction des à-côtés. Quant au nombre de participants, ce ne sont pas les dollars qui en déterminent le nombre, mais leur disponibilité et la capacité du port d'accueil, assure M. Bickert. «Ce qui va compter, c'est le nombre de mètres de quai», dit-il, et la façon d'y amarrer les bateaux, en simple ou en double.

L'itinéraire ne s'achète pas non plus. Il est bâti en fonction des villes intéressées et de leur sérieux ainsi que de l'intensité et de la direction des vents. Pour 2017, Québec s'est assurée une place sur l'échiquier, mais celle-ci reste à confirmer. Le Havre prévoit aussi fêter son 500e anniversaire cette année-là. Le représentant de STI évoque un départ de la mer Baltique, un arrêt au Havre puis plein cap sur le fleuve Saint-Laurent. Il songe aussi à une flotte qui pourrait partir des îles du Cap-Vert, puis longer les côtes américaines pour aboutir à Québec. Peut-être même les deux.

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