Mgr Gérald Cyprien Lacroix reçoit le pallium

Solennel, le nouvel archevêque de Québec, Mgr Gérald... (AP)

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Solennel, le nouvel archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, est monté à l'autel et s'est agenouillé devant le pape Benoît XVI.

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Stéphanie Martin, envoyée spéciale
Le Soleil

(Rome) Mgr Gérald Cyprien Lacroix en avait long à dire au pape, mercredi. Au moment où le Saint-Père posait le pallium sur ses épaules, les deux hommes d'Église ont parlé de Québec, de l'importance de raviver la foi et de sa mission comme successeur du cardinal Marc Ouellet.

Mgr Lacroix a bien dormi la veille de la remise du pallium par le pape à la basilique Saint-Pierre. Mais à quelques instants de recevoir le vêtement liturgique symbolique, il se sentait fébrile.

«Ce n'était pas une nervosité, c'était une fébrilité intérieure. Un grand sentiment de communion avec le Saint-Père et avec toute l'Église.»

Solennel, le nouvel archevêque est monté à l'autel et s'est agenouillé devant Benoît XVI. Le pape lui a dit en français : «Ah, vous êtes le successeur du cardinal Ouellet. Vous avez une belle mission devant vous», a relaté Mgr Lacroix, après la cérémonie.

«Je l'ai remercié pour sa confiance de me confier le diocèse de Québec et je lui ai aussi dit qu'il pouvait compter sur ma profonde communion et unité. Je lui ai demandé de bénir toutes nos nouvelles initiatives d'évangélisation pour qu'on puisse passer le flambeau aux nouvelles générations. Pour qu'on puisse raviver la foi dans notre cher Québec que j'aime tant.»

Un défi qu'il se donne, tout comme celui de rejoindre les jeunes.

Pour lui, le pallium représente aussi une grande responsabilité. «Quand le pape me l'a mis sur les épaules, c'est comme s'il disait : "Je vous confie cette portion du peuple de Dieu, prenez-en soin comme un bon pasteur, un bon papa." Le pallium n'est pas pesant, mais la responsabilité qui vient avec est très importante», a-t-il confié lors de la réception qui a suivi la messe, au Collège pontifical canadien. Il portera d'ailleurs officiellement le vêtement pour la première fois le 3 juillet, pour la messe de la fête de la ville de Québec.

Les parents du nouvel archevêque n'étaient pas peu fiers de leur fils aîné. Petit clin d'oeil, sa nomination d'archevêque concorde avec leur 55e anniversaire de mariage.

«C'était très émouvant. Quand je voyais monter mon fils vers l'autel, la chair de poule me prenait. Mais j'étais content de voir ça», a exprimé Raymond Lacroix. Sa femme, Brigitte Lacroix, était encore émue. «Les larmes ont coulé. Quand il lui a remis le pallium... C'est spécial.»

Fierté parentale

Les deux parents ont aussi été touchés de recevoir la communion du pape lui-même. C'était la deuxième fois qu'ils le rencontraient. La première, c'était il y a deux ans et ils avaient appris de sa bouche que leur fils avait été nommé évêque auxiliaire de Québec.

Mme Lacroix se réjouissait de voir que toute la famille s'était réunie à Rome pour vivre cet événement. Pour les frères et soeurs de Mgr Lacroix, c'était important d'être présent. Yvan, l'un des quatre frères, a d'ailleurs pris la parole au microphone pour saluer la réussite de son aîné.

«Ces derniers jours ont été si spéciaux, je suis reconnaissant de pouvoir partager cet exceptionnel accomplissement», a-t-il commenté. Pour Carolle Dachowski et Suzanne Grenon, deux de ses trois soeurs, c'était «un honneur d'assister à la remise du pallium».

Mme Dachowski n'est pas surprise que son frère se retrouve là où il est. «Enfant, il était très vivant, très énergique, mais aussi très taquin. Il participait à toutes sortes d'activités, il était très impliqué. Les gens de Québec vont l'adorer parce qu'il est proche des gens. Il aime leur parler. Il ne se donne pas d'airs, il reste toujours lui-même.»

Cardinal Ouellet

Le nouvel archevêque a aussi reçu les félicitations de son prédécesseur, le cardinal Marc Ouellet, qui est venu le saluer en personne. Il s'est dit très ému d'avoir assisté à cette remise du pallium, 10 ans après avoir lui-même été consacré évêque, en 2001, par le pape Jean-Paul II.

«C'est un moment symbolique très important dans la vie de l'Église, ce rassemblement des évêques qui ont des postes-clés. Cette rencontre signifie l'union des évêques autour du pape et donc une responsabilité commune qui est planétaire. J'étais très heureux de faire partie de cette célébration et d'y avoir contribué un peu. Je souhaite à Gérald beaucoup de bonheur et un bel accueil. Déjà, il a un très bel accueil à Québec», a affirmé le cardinal.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a aussi assisté à la messe, en est ressorti touché. D'autant plus, dit-il, que «deux des nôtres sont des acteurs importants». En effet, en sa qualité de préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Ouellet a reçu le mandat de conserver le pallium pour les archevêques qui n'ont pu venir le chercher en personne à Rome.

«Ça nous ramène [au fait que] c'est très humain, a poursuivi M. Labeaume. Le pape, il a deux bras et deux jambes, malgré tout. Mais il en impose. Rendu ici, on ramène ça à l'échelle humaine. Mais il y a de la transcendance dans l'air. Il n'y a pas de doute.»

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