GlaxoSmithKline investit 90 millions $ à Québec

Paul Lucas, président et chef de la direction... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Paul Lucas, président et chef de la direction de GlaxoSmithKline Canada

Le Soleil, Patrice Laroche

Gilbert Leduc

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) À compter de 2012, l'usine de Québec de GlaxoSmithKline sera en mesure de fournir à tous les Canadiens, et ce, en l'espace d'un mois, une dose d'un vaccin les protégeant contre une pandémie de grippe.

Deuxième société pharmaceutique en importance au monde, GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé, mercredi, un investissement de 90 millions $ visant la modernisation de ses installations du Parc technologique du Québec métropolitain.

Pour réaliser ce projet, GSK comptera sur l'appui des gouvernements du Canada et du Québec qui y injecteront 60 millions $.

Ottawa accordera une subvention de 40 millions $ alors que Québec versera une contribution financière non remboursable d'un montant maximal de 20 millions $ sur trois ans.

En modernisant la ligne de remplissage des vaccins et le processus d'emballage stérile, la société pharmaceutique sera en mesure de doubler sa capacité de production. «Dès 2012, nous serons capables de produire en un seul mois 33 millions de doses d'un vaccin contre une pandémie, soit une dose pour chaque Canadien», a affirmé le président et chef de la direction de GSK Canada, Paul Lucas.

La ministre fédérale des Affaires intergouvernementales et ministre responsable de la région de Québec, Josée Verner, estimait que les gouvernements n'avaient pas à être «gênés» de venir en aide de la sorte à une multinationale de la taille de GSK.

«Pour nous, c'est une question de sécurité nationale et d'autosuffisance domestique, a-t-elle insisté. En cas d'une pandémie, il faut s'assurer que nous sommes capables de nous approvisionner rapidement et que nous ne soyons pas dépendants d'un fournisseur étranger.»

Selon la Dre Danielle Grondin, de l'Agence de la santé publique du Canada, «le maintien d'une capacité nationale de production de vaccins au Canada éliminera les risques de se faire imposer un embargo par un autre pays producteur de vaccins ou encore le danger que ce dernier décide de fermer ses frontières».

Elle n'a pas manqué de rappeler que le Canada s'était trouvé dans une situation délicate à la fin des années 90 alors que le pays avait fait face à une pénurie de vaccins pour lutter contre la maladie du charbon.

«Nous, les élus, nous serions les premiers à subir les foudres du public si nous ne prenions pas tous les moyens pour s'assurer que l'on produise suffisamment de vaccins», a ajouté le nouveau ministre québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, qui participait à la conférence de presse en compagnie de ses collègues Yves Bolduc et Sam Hamad.

L'investissement de 60 millions $ devrait permettre de consolider les 800 emplois actuels chez GSK, qui, en 2007, avait investi 200 millions $ pour agrandir et moderniser ses installations à Québec.

Au début du mois d'août dernier, la société pharmaceutique a décroché un contrat de 400 millions $ du gouvernement canadien pour la fabrication de 50 millions de doses de vaccins contre la grippe A (H1N1) dont 10 à 15 millions d'entre elles devront être disponibles au début du mois de novembre.

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