Salomé sans la pluie

Un peu planante, Salomé Leclerc se démarque avec... (Photo Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Un peu planante, Salomé Leclerc se démarque avec sa poésie mélancolique solidement appuyée par son jeu à la guitare.

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 9 au 19 juillet 2015. »

(Québec) Lauréate du prix FEQ Espoir l'an dernier, Salomé Leclerc était en grande forme à place D'Youville comme tête d'affiche du spectacle de vendredi soir. Et elle n'était pas fâchée de pouvoir oublier son dernier passage dans la capitale.

«Vous ne vous doutez pas à quel point je suis contente de cette belle et chaude soirée», a-t-elle lancé à son public en faisant référence à sa participation au spectacle de la Saint-Jean qui s'était déroulé sous une pluie battante.

Un peu planante, la jeune chanteuse se démarque avec sa poésie mélancolique solidement appuyée par son jeu à la guitare et celui de ses musiciens, notamment Philippe Brault, dont les synthés créent l'écrin sonore délicieusement sombre dans lequel se glissent les chansons.

D'ailleurs, la chanteuse s'est amusée d'avoir vu ses chansons qualifiées d'«inquiétantes» par un journaliste montréalais, rassurant son public avant de se lancer dans Partir ensemble. «Si jamais il y en a qui sont inquiets, ne partez pas tout de suite, car on vous en fait une qui n'est pas inquiétante!»

Généreuse, Salomé a puisé dans le répertoire de ses deux albums pour sa prestation d'une heure trente, y ajoutant Sur moi la glace, qu'elle interprète en spectacle depuis plusieurs années, et une reprise électrique et réussie de Vingt ans de Léo Ferré.

Premières parties

En première partie, le Festival d'été avait choisi de mettre en vitrine les lauréats de ses prix FEQ décernés durant l'année dans plusieurs festivals. Un choix un peu discutable puisque l'offre musicale des trois artistes était loin d'être complémentaire. Un monde séparait le «stoner rock»de Last Train des chansons d'ado d'Émile Bilodeau et du bluegrass déjanté de Dylan Perron.

Perron et son groupe Élixir de Gumbo avaient d'ailleurs fort bien lancé la soirée avec une offre artistique originale, un hybride de blues et de bluegrass en français avec banjo, mandoline, contrebasse, violon et guitare. Quelque part entre La Nouvelle-Orléans, Nashville et La Motte, Perron et ses musiciens ont maximisé leurs 45 minutes en offrant des pièces qui déménagent agrémentées de textes pittoresques et amusants.

Il y a une raison pour laquelle Perron et sa joyeuse bande ont remporté les dernières Francouvertes. D'ailleurs, on en aurait pris un peu plus du groupe abitibien et un peu moins d'Émile Bilodeau, qui est monté sur scène par la suite.

Le Longueuillois de 18 ans a de l'enthousiasme à revendre, mais malheureusement ses textes manquent de maturité et seraient davantage à leur place à Cégeps en spectacle qu'au Festival d'été. Il faut également avouer que le glisser entre Perron et le gros rock de Last Train n'était pas pour le mettre en valeur.

Car, même s'ils sont à peine plus vieux que Bilodeau, les quatre gars de l'Hexagone (Mulhouse, plus précisément) sont des musiciens accomplis qui carburent au «stoner rock» lourd et hypnotique en anglais en plus de dégager une énergie contagieuse. On raconte qu'ils joueraient ensemble depuis 10 ans, ce qui a de quoi étonner quand on voit leurs visages très juvéniles.

Tout de noir vêtus, le chanteur et guitariste Jean-Noël Scherrer, avec sa voix qui rappelle parfois Kurt Cobain, le guitariste Julien Peultier, dont les gros riffs lourds empruntent à Tony Iommi, le bassiste Tim Gerard et le batteur Antoine Baschung ont très certainement gradué summa cum laude de l'école du rock.

À la fin de leur prestation, Scherrer a dit à la foule que Last Train en était à son premier passage au Québec. Il ne reste qu'à espérer qu'on n'attendra pas trop longtemps avant de les revoir, car on n'a jamais trop de jeunes artistes inspirés, peu importe leur origine.

Live Blog Le Festival d'été en direct - 10 juillet
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