Guns N'Roses: en retard, malgré tout...

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(Québec) La table était mise, vendredi, pour la grande réconciliation entre Guns N' Roses et ses fans. Ce concert sur les plaines d'Abraham permettrait-il de faire oublier les innombrables retards du groupe à ses spectacles? Ou l'absence de la plupart des membres fondateurs? Ou même de gommer les mauvais, quoique lointains, souvenirs de l'émeute du Stade olympique? Malheureusement non.

Tout au long de la semaine, on s'est demandé si les gars de Guns N' Roses seraient à l'heure ou non sur les plaines d'Abraham. Physiquement, aucun doute : Axl Rose et ses sept musiciens sont arrivés à 21h15, soit avec à peine quinzaine de minutes plus tard que prévu. Mais le spectacle, lui, n'a décollé qu'une heure et des poussières plus tard. La raison? La bande est arrivée avec un choix de chansons discutable et, surtout, un show franchement mal ficelé.

Certes, en début de concert, on a eu droit à Welcome to the Jungle, mais par la suite, le groupe a puisé ça et là dans son répertoire sans ne jamais parvenir à sortir la foule, très nombreuse, de sa torpeur. On nous a même livré des ballades amortissantes en début de programme. Par ailleurs, étant donné qu'Axl Rose veut donner de la place à ses complices - ou en profiter pour prendre des pauses - on avait d'innombrables segments solos des musiciens, ce qui n'aidait pas le concert à trouver son rythme. Comme si ça ne suffisait pas, Rose était l'ombre de lui-même au micro une fois sur deux, peinant à livrer le matériel, échappant des fausses notes, apparaissant à bout de souffle.

La foule a été hautement indulgente et patiente, d'autant que les projections, qui semblaient dater du début des années 90, n'avaient rien pour les divertir. Ce n'est qu'à mi-parcours, quand DJ Ashba s'est permis un moment seul, que les fans ont commencé à s'animer. Puis, lorsqu'il a enchaîné avec les premières notes de Sweet Child O' Mine, c'était comme si le spectacle débutait enfin. Vrai qu'Axl a eu du mal à la rendre, mais musicalement, c'était impeccable. D'ailleurs, on ne peut vraiment pas faire grand reproche à la mouture actuelle de Guns de ce côté : les instrumentistes sont tous vraiment solides.

Ensuite, quand les Américains ont enfilé dans November Rain, on a senti que le groupe reprenait le contrôle. Même que Knockin' On Heaven's Door a été rien de moins qu'une grande réussite, servie toute en nuance. Les gars ont su tenir le coup jusqu'à la finale officielle, Nightrain.

En rappel, quelques reprises, dont The Seeker, des Who et, surtout celle que tous attendaient : Paradise City.

Un concert généreux, qui s'est mieux achevé qu'il n'a débuté, mais, malheureusement, rien de mémorable.

Skillet et Monster Truck

Pour ouvrir la soirée, on avait recruté les Canadiens de Monster Truck. Le quatuor s'est acquitté de sa tâche de manière exemplaire avec son rock aux racines blues, résolument vintage. Au chant, Jon Harvey affichait une belle assurance, tandis qu'à ses côtés, le guitariste Jeremy Widerman était survolté. La troupe a même sur se permettre une ballade laissant voir ses racines blues, sans perdre la foule. Allez les voir à L'Impérial dimanche (21h), vous ne serez pas déçu.

La formation Skillet, qui peut se targuer d'être parmi les rares groupes rock à avoir vendu 1 million de disques aux États-Unis, en 2012, a précédé Guns N' Roses. Le rock chrétien de la bande, formaté pour les radios, détonnait dans le programme. On ne pourra pas reprocher au quatuor de ne pas être synchro; or, le côté sucré et racoleur de son répertoire n'a pas tellement fonctionné. Guère plus que sa dimension un peu prétentieuse, lorsqu'un violoniste et un violoncelliste se sont ajoutés, fringués tout en blanc, ou les longues interventions moralisatrices du leader, John Cooper. Une non-rencontre.

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Mon itinéraire

Je serai sur les Plaines pour une soirée sous le signe de la nostalgie, si l'on fait fi du passage de la formation canadienne Danko Jones (19h). Foreiger sera présent avec son membre fondateur Mick Jones (20h), puis Def Leppard (21h30) viendra mettre un peu de sucre sur les festivaliers.

Mes suggestions

Très beau programme folk en vue à l'Impérial. Leif Vollebekk se charge d'ouvrir (20h), suivi de Lee Harvey Osmond (21h) et de LP, une chanteuse à la voix puissante et au grand sens mélodique qu'il faut découvrir (22h15).

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