Rush muselé par la pluie

Les festivaliers ont eu droit à un show... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les festivaliers ont eu droit à un show aussi solide que spectaculaire... mais qui a pris fin prématurément.

Le Soleil, Erick Labbé

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 3 au 13 juillet 2014. »

(Québec) Qu'importe si certains maugréaient contre le retour de Rush au Festival d'été de Québec (FEQ) trois ans après son passage précédent, qu'importe si la pluie s'était invitée en début de soirée, les fans, eux, étaient fidèles au rendez-vous, mercredi, sur les plaines d'Abraham. Toutefois, le mauvais temps est venu jouer les trouble-fêtes, si bien que le chanteur et bassiste Geddy Lee a décidé de mettre fin prématurément au spectacle.

On était rendu environ aux trois quarts de la performance lorsque Lee, jetant un oeil au ciel parfois lézardé d'éclairs, a lancé : «Je crains qu'un orage arrive, il faudra arrêter le concert ici.»

Puis le trio a quitté précipitamment la scène, mais pas les fans. Il faut dire qu'au moment où le trio s'est éclipsé, la pluie a diminué, puis cessé. Plus de 20 minutes après son départ, des milliers de fidèles continuaient à hurler, espérant son retour. On est passé des cris aux huées, puis aux «hé, hé, hé», en vain.

Jusque-là, les festivaliers avaient eu droit à un show aussi solide que spectaculaire. D'ailleurs, c'est véritablement avec ce concert qu'on a pu constater les bénéfices de la nouvelle scène des Plaines.

Rush est en effet arrivé avec un dispositif technique imposant que n'aurait pu accepter le FEQ, par le passé. L'armée de projecteurs, qui montaient et descendaient, et qui servaient aussi de petits écrans étaient pour le moins impressionnant. Rush avait aussi prévu des jets de fumée et de la pyrotechnie; la batterie de Neil Peart était sur une plate-forme pivotante et plusieurs éléments de décor rétro-futuristes étaient présents. Même une machine à popcorn était en action... Pour agrémenter le tout, les Canadiens avaient des projections fort soignées et des courts métrages, où ils jouaient de petits rôles. La totale? À peu près, oui.

Tout ce bataclan aurait été vain si les vétérans n'avaient pas été en forme. Or une fois de plus, Geddy Lee, Alex Lifeson et Neil Peart étaient en maîtrise de leur répertoire complexe. Les gars ont ouvert avec un long segment puisant presque uniquement dans leurs compositions des années 80, dont Subdivisions et Analog Kid. Si on omet l'ennuyeuse Bravado, ils ont à peu près toujours fait mouche, y compris sur l'instrumentale Where's My Thing, permettant d'apprécier la basse puissante de Lee et l'adresse de Peart avec les baguettes.

Garder ses habitudes

Plaines ou pas, le trio n'a pas dérogé de ses habitudes et a posé ses instruments, à mi-parcours. «On doit prendre une petite pause, parce qu'on est très vieux, mais on reviendra», a assuré Lee, en rigolant.

Rush est revenu flanqué d'un ensemble à cordes de huit musiciens, à l'allure et à l'attitude décontractées. Après un court métrage où les trois complices sont apparus sous la forme de nains, on a plongé dans neuf chansons de l'album Clockwork Angels, paru l'an passé. Certes, on ne pouvait pas toujours distinguer l'apport des archets, mais sur certains titres, dont l'excellent The Anarchist, on réalisait que ce n'était pas qu'un luxe : ils apportaient véritablement à ce que les gars avaient à offrir. On a également eu droit à une très belle Halo Effect, qui a permis à Alex Lifeson de faire valoir son doigté à la six cordes.

Après neuf de ces récents titres, on se dirigeait vers la dernière portion de la soirée. Selon le programme, six autres titres étaient prévus, dont Red Sector A, Tom Sawyer et 2112. Et visiblement, bien des fans le savaient. Les autres avaient entendu Lee leur promettre que Rush avait «des milliers des chansons» à partager. Chose certaine, ceux qui se demandaient à quoi ressemblait un coït interrompu de rock progressif ont eu la réponse.

**************

Mon itinéraire

C'est le retour de la grande messe de musique électronique sur les plaines d'Abraham. Les rythmes commencent dès 17h30 pour s'achever tard en soirée. Parmi les visites à surveiller : Martin Solveig (20h30), Wolfgang Gartner (21h30) et Tiësto (22h30).

Mes suggestions

Pour une dynamique soirée world, il faut d'abord attraper la musique éclatée de Socalled (19h30) à place D'Youville, puis la toujours appréciée formation Balkan Beat Box (21h30). Pour se déhancher, toujours sur les rythmes des Balkans, on finit ça au Cercle avec DJ Touski et Shukar Roma (23h30)

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