Mise en vente hâtive des laissez-passer: le FEQ persiste et signe

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(Québec) La direction du Festival d'été de Québec (FEQ) s'avoue surprise des remous qu'elle a créés dans le milieu en fixant la mise en vente de ses laissez-passer au 1er décembre et au 23 février. Néanmoins, l'organisation persiste et signe, d'autant que cette façon de faire pourrait lui permettre plus de latitude pour signer des vedettes.

«On s'attendait à des réactions, mais peut-être pas aussi vives», admet la porte-parole Luci Tremblay. «Mais la vraie réponse [celle du public], on va l'avoir le 1er décembre.»

Mme Tremblay assure que le FEQ n'a pas fait ce choix pour «piler sur les pieds des autres» diffuseurs, qui ont été prompts à réagir, craignant une chute de leurs revenus durant la période des Fêtes. L'organisation dit avoir voulu contrer le phénomène de la revente et répondre aux demandes des festivaliers.

Liquidités

Il faut dire par ailleurs qu'en mettant la main sur 5 millions $ avant Noël, puis en doublant ce montant à la fin février sans même avoir annoncé le contenu de son événement, le Festival aura accès à des liquidités plus tôt qu'à l'habitude, un facteur non négligeable pour négocier avec les stars du spectacle.

«Plus l'artiste est important, plus tu le veux, plus il est exclusif, plus les garanties financières sont généralement imposées plus tôt», souligne le dg du FEQ, Daniel Gélinas. «Donc, on peut être obligés de sortir 50 % du cachet si on le signe tôt. Et ça, ça fait partie de la réalité qu'on vit.»

M. Gélinas soutient toutefois que cet élément financier est secondaire dans l'équation et que sa grande préoccupation est davantage de créer une communauté d'acheteurs, de manière à avoir une relation avec le public durant toute l'année - une idée sur laquelle son équipe planche depuis deux ans.

Pas une première

Le modèle que le FEQ met en place n'est pas unique. De grands événements comme Coachella ou Glastonbury fonctionnent ainsi. Même dans la métropole, on jongle avec la formule : l'été dernier, les dirigeants d'Osheaga ont mis sur le marché un nombre limité de passeports pour 2013 à un prix réduit quelques jours seulement après la fin de l'événement, donc sans que la programmation soit dévoilée. Une façon de vendre une expérience, plutôt qu'une série de noms d'artistes, indique Caroline Audet, attachée de presse chez evenko, promoteur du festival.

«On a écoulé nos stocks. On n'a pas rempli tout le festival avec ça, et ce n'était pas notre but, mais on a un groupe de fans finis qui sont prêts à revenir chaque année.»

Le Festival Juste pour rire procède à une campagne similaire depuis deux ans. Mercredi, on mettait en vente des passeports donnant accès à trois spectacles, au choix du public, ainsi qu'à un spectacle quotidien supplémentaire, que le client sélectionne selon les disponibilités.

«Pour nous, ce n'est pas tant une question d'argent, même si c'est sûr que ça permet un étalement des revenus de manière plus stable», affirme le producteur délégué, Jean-Philipe Villemaire. «On remplit 25 salles et parfois c'est difficile de vendre individuellement chaque show, alors ça nous permet de remplir des shows et pour le public, ça donne à accès l'ensemble et ça permet des découvertes.»

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