La nouvelle stratégie du FEQ inquiète et laisse perplexe

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Aux yeux du grand patron du Capitole de Québec, Jean Pilote, le Festival manque à sa vocation et se comporte comme une entreprise privée, sans égard pour les autres joueurs du milieu.

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 4 au 14 juillet 2013. »

(Québec) La nouvelle stratégie de mise en vente des laissez-passer du Festival d'été de Québec (FEQ) est loin de faire l'unanimité. Plusieurs fans ont manifesté leur déception dans les réseaux sociaux et des diffuseurs de spectacles s'inquiètent de l'arrivée d'un imposant concurrent en une période cruciale pour leurs revenus.

Aux yeux du grand patron du Capitole de Québec, Jean Pilote, le Festival manque à sa vocation et se comporte comme une entreprise privée, sans égard pour les autres joueurs du milieu. Il ne comprend pas ce qui justifie l'approche préconisée par le directeur général Daniel Gélinas.

«La grande question qu'il faut se poser, c'est pourquoi quand ton produit se vend en trois heures ou en six heures, c'est quoi l'idée de venir le vendre le 1er décembre?»

M. Pilote rejette du revers de la main les arguments voulant qu'on lutte ainsi contre les revendeurs ou le fait que des grands événements internationaux fonctionnent de cette manière. Il rappelle que Québec compte un bassin assez restreint de 700000 personnes, déjà fortement sollicitées.

Même son de cloche à la salle Albert-Rousseau : «On vend des billets à l'année longue, mais la période des Fêtes, c'est là qui se vend le plus de billets», soutient le dg Claude Paquette. «Là, le Festival d'été débarque avec 75000 macarons à 66 $. Ça veut dire tout près de 5 millions $ qui vont être dépensés.»

Du côté du Grand Théâtre, on ne se réjouit pas non plus. Marcel Dallaire se demande si le FEQ avait vraiment une urgence de vendre ses laissez-passer. «Je comprends qu'ils répondent à certaines demandes, mais je trouve que la vague que ça peut provoquer du côté des diffuseurs traditionnels peut être assez importante.»

Spectateurs mécontents

Dans la page Facebook du Festival d'été, plusieurs internautes expriment eux aussi leur incompréhension ou leur colère, en particulier à l'idée de payer sans savoir ce qu'on leur offrira. «C'est pas sérieux là? Soixante-six dollars pour un festival dont on ne connaît même pas la programmation, mais dont on doit absolument se procurer le laissez-passer, sinon il n'y en aura plus lorsque les groupes seront annoncés?» s'indigne Sylvain Carrier.

Pour d'autres, comme Ginette Beauchamp, l'idée de mettre un laissez-passer sous le sapin ne semble guère envisagée : «Le moment choisi pour une prévente est vraiment poche! Juste avant toutes nos dépenses de Noël... pas fort!»

Bref, voilà des changements qui ne se feront pas sans quelques grincements.

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