Pendant et après le Festival, l'entreprise de nettoyage engagée par le FEQ ne chôme pas. Remplir les sacs-poubelles, trier les matières recyclables... 10 jours pendant lesquels, de nuit comme de jour, la gestion des déchets est un défi.
Pilar Camacho, directrice des opérations de Quali Plus, explique que pour son équipe de 50 employés, l'efficacité est le maître mot. «Entre deux spectacles, il faut ramasser tout ce qu'il y a par terre. On mélange tout dans des gros sacs, et ensuite on fait le tri pour le recyclage.»
Derrière la scène se trouve un minicentre de tri qui permet le classement quotidien des déchets avant de les envoyer chaque jour dans les différentes déchetteries de la ville. L'année dernière, 32 tonnes de déchets ont été détournées des sites d'enfouissement grâce au recyclage. Les données pour cette année ne sont pas encore compilées.
Quali Plus est une jeune entreprise constituée par Pilar Camacho et son mari, Hildebrando Leon, tous deux colombiens. Avant de travailler à leur compte, ils étaient employés d'une autre firme en charge du nettoyage des Plaines pendant le Festival d'été. Il y a deux ans, ils ont fondé leur propre petite entreprise et engagent majoritairement des ressortissants colombiens installés à Québec.
Le gros du nettoyage est fait. «Il reste maintenant à ramasser les mégots et les languettes de canette. On fait ça à la main, un par un», précise Mme Camacho.
Geneviève De Montigny, du Comité vert du Festival d'été, remarque toutefois que certains festivaliers ont fait l'effort de ne pas jeter les languettes de canette par terre. Lors des présentations antérieures du Festival, le nombre de languettes trouvées au sol était alarmant. «Cette année, avant le début des shows, une petite vidéo ludique incitait les gens à ne pas les jeter au sol.»
Pas de «zambovnie»
La vidéo d'animation, présentée dans les deux langues, montrait un jeune homme qui «gossait» après la languette de sa canette, puis qui jetait le tout par terre, sur une montagne d'autres canettes et de languettes. Apparaissait alors la «Zambovnie», une soucoupe volante qui aspirait ces déchets. La conclusion du message annonçait l'absence de «Zambovnie» au Festival 2011. Les «gosseux» de languette étaient alors invités à jeter le tout dans les endroits appropriés.
«J'ai pu remarquer que les gens mettaient les languettes dans leur poche ou dans la canette, puis la canette dans les gros bacs à recyclage. Les bons réflexes vont finir par devenir coutume», dit Geneviève De Montigny.
S'agissant des macarons lumineux et des bracelets, ils sont aussi recyclés. Dans les deux objets, seule la puce-pile ne se recycle pas.
«C'était la première année que nous demandions aux festivaliers de déposer leurs macarons et bracelets pour le recyclage, et le message a été entendu! Les gens cherchaient les bénévoles chargés de les récupérer. Nous en avons récolté 2000», se réjouit Mme De Montigny.
Sur 150 000 laissez-passer vendus, cela peut paraître peu, «mais pour une seule soirée de récolte et une première année, c'est mission accomplie!» Les années précédentes, seuls les macarons invendus étaient recyclés.
Le nettoyage complet des Plaines et le retrait des multiples installations scéniques devraient être terminés d'ici 7 à 10 jours.