Le Bayard d'or à un film roumain

C'est le film roumain Everybody in Our Family,...

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C'est le film roumain Everybody in Our Family, qui a gagné le Bayard d'or. L'acteur principal, Serban Pavlu, a reçu le Prix du meilleur comédien pour son rôle de père divorcé.

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(Namur) C'est un film roumain au titre... anglais, Everybody in Our Family, de Radu Jude, qui a remporté hier soir le Bayard d'or au 27e Festival international du film francophone (FIFF) de Namur. Pour son personnage de père divorcé cherchant à revoir sa fillette de cinq ans, son interprète principal, Serban Pavlu, a été récompensé du Prix du meilleur comédien.

Aucun prix pour le Québec, représenté en compétition officielle par Camion, de Rafaël Ouellet, et Tout ce que tu possèdes, de Bernard Émond. Mince consolation, le prix du meilleur long-métrage belge remis à Au nom du fils, de Vincent Lannoo, a été coécrit par Philippe Falardeau, gagnant du Prix spécial du jury l'an dernier pour Monsieur Lazhar.

La délégation québécoise en Wallonie était complétée par Catimini, de Nathalie Saint-Pierre, Nuit #1, d'Anne Émond, et Un nouveau monde, un moyen-métrage de Patrick Bossé.

Le drame marocain Les chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch, drame sur fond d'islamisme radical, est reparti avec deux prix, le Prix spécial du jury, à la fois du jury junior et du long-métrage.

Le Bayard d'or de la meilleure comédienne a été attribuée à l'Algérienne Djamila Sahraoui pour son film Yema, dont elle signe également la réalisation. Catherine Corsini et Benoît Fraffin ont pour leur part raflé le Bayard du meilleur scénario pour Trois mondes.

Hiver nomade, qui raconte le long voyage en terre romande d'un berger et de ses 800 moutons, a remporté le Bayard de la meilleure photographie et le Prix du public du meilleur documentaire.

La cérémonie s'est déroulée au Théâtre de Namur, en présence du président d'honneur du FIFF, Olivier Gourmet. Dans un discours politique enflammé, livré en début de cérémonie, l'acteur belge s'est attaqué à «la mondialisation de l'esprit» et, par la bande, au cinéma américain fait pour «se vider l'esprit». «Je dis : vive le cinéma qui fait le plein d'esprit!» a-t-il lancé devant une assistance enthousiaste réunie au Théâtre de Namur.

Les frais de déplacement et de séjour du Soleil à Namur ont été payés par le FIFF.

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