Sherbrooke largue Jean Charest

Jean Charest le soir de sa déconfiture dans... (La Presse, André Pichette)

Agrandir

Jean Charest le soir de sa déconfiture dans Sherbrooke. Il est accompagné de sa femme Michelle Dionne.

La Presse, André Pichette

Partager

Dossiers >

Le Québec en élections

Politique

Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Sherbrooke) À l'amertume de la défaite libérale, Jean Charest a dû ajouter celle d'une déconvenue chez lui, à Sherbrooke. La circonscription tourne le dos au fils du pays pour la première fois depuis 28 ans.

Les mines étaient basses, mardi, dans la salle de l'hôtel Delta de Sherbrooke où se sont réunis des fidèles du Parti libéral (PLQ) et de M. Charest. Le parti venait de subir une défaite historique. Sa pire performance en termes de pourcentage de vote en 145 ans d'histoire. Jamais le PLQ n'était descendu sous la barre des 33% lors d'une élection générale.

Arrivée en politique au même moment que M. Charest, la ministre Monique Gagnon-Tremblay, qui prend sa retraite, a accueilli le résultat avec philosophie. «Ça m'attriste un peu, a-t-elle déclaré. En même temps, après neuf ans de pouvoir... On sera une opposition forte. On se dirige vers un gouvernement péquiste, mais ce qui me réjouit est qu'il sera minoritaire. Mme Marois ne pourra pas faire ce qu'elle veut.»

Malgré quelques moments d'espoir tôt en soirée, alors que les premiers résultats étaient dopés au vote par anticipation, l'inévitable s'est imposé petit à petit aux militants réunis à Sherbrooke. De courts applaudissements isolés qui saluaient quelques victoires ont brisé l'atmosphère par ailleurs très calme.

Après les gifles de trois réseaux télévisés (CTV, TVA, puis Radio-Canada), qui ont successivement annoncé la victoire péquiste, le retard de M. Charest dans sa circonscription a jeté une autre douche d'eau froide sur l'assemblée. Même si les sondages locaux en cours de campagne détectaient déjà les difficultés du chef libéral, ses partisans semblaient malgré tout sous le choc.

L'écart s'est creusé au fur et à mesure que la soirée avançait. Des huées ont accompagné les images de son adversaire péquiste, Serge Cardin, qui célébrait sa victoire.

Même s'ils échappent le pouvoir, les libéraux décrochent l'opposition officielle et conservent une équipe de députés expérimentés qui sera secondée par un service de recherche aux budgets convenables. «C'est loin de l'écrasement prévu par certains», a confié un stratège du PLQ.

Pas de démission

À moins d'un avis contraire, une course au leadership devrait s'ouvrir au Parti libéral du Québec. Mais M. Charest n'avait pas l'intention d'annoncer sa démission, mardi, lors de son allocution.

Les défaites de ministres tels que Alain Paquet (Laval-des-Rapides), Pierre Corbeil (Abitibi-Est), Serge Simard (Dubuc) et Clément Gignac (Taschereau) n'ont pas ajouté à l'ambiance à Sherbrooke.

Le PLQ a été balayé de la Gaspésie et du Saguenay -Lac-Saint-Jean. La soirée n'a pas été une catastrophe totale dans la région de Québec pour les libéraux, puisque les Sam Hamad (Louis-Hébert), Yves Bolduc (Jean-Talon) et André Drolet (Jean-Lesage) semblaient conserver leur siège.

Mais le caucus sera considérablement handicapé par la défaite appréhendée des Patrick Huot (Vanier), Raymond Bernier (Montmorency), Michel Pigeon (Charlesbourg) et Michel Matte (Portneuf).

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer