«Il ne s'agit pas de se raconter des histoires, a-t-elle indiqué. Moi, je souhaiterais tellement que notre capitale nationale fasse confiance au Parti québécois [...], qui sera un gouvernement responsable», a-t-elle indiqué au sujet d'une région où sa formation a récolté de maigres scores en 2003, en 2007 et en 2008.
Mme Marois ne s'explique pas cette réticence des électeurs. Elle n'entend pas consacrer d'énergie ou de personnel à décortiquer ce que des souverainistes ont baptisé le «mystère Québec». La chef ne croit pas être victime des orientations progressistes du PQ. Le Nouveau Parti démocratique, sur la scène fédérale, a balayé la région, au scrutin de 2011, a-t-elle fait remarquer.
La leader du PQ a laissé entendre que son parti n'a pas apporté d'ajustements en fonction de Québec au fil des élections depuis 2003. La plate-forme électorale péquiste répond aux «besoins de la population», d'ici comme du reste de la province, a-t-elle mentionné.
Pauline Marois a terminé sa campagne électorale dans Limoilou, vers 16h. Son dernier coup de main a été réservé à son candidat dans Jean-Lesage, Pierre Châteauvert. Elle a ensuite filé vers Baie-Saint-Paul, dans sa circonscription de Charlevoix. Mardi, elle se rend au bureau de scrutin, situé à Beaupré. Elle dépose son bulletin de vote en matinée, et part ensuite pour Montréal, où elle attendra de connaître le verdict populaire.