L'auteur-compositeur s'est joint à la caravane de la tournée électorale de la chef du PQ dès son premier arrêt, ce matin, Saint-Jérôme, au nord de Montréal.
«Éventuellement, certainement, absolument», il croit que l'élection d'un gouvernement du Parti québécois constitue un moment charnière dans la marche vers la souveraineté, a-t-il répondu spontanément.
«Je pense que les Québécois vont le faire ce choix, à un moment donné. La meilleure façon d'amener les Québécois à faire ce choix, c'est d'avoir cette gouvernance souverainiste. On est sur cette route.
«Mais ce n'est pas juste pour la question nationale, a-t-il ajouté. Avec tout ce qu'on vit depuis une dizaine d'années, il y a eu beaucoup de décisions destructrices du tissu social. Je suis là aussi pour un engagement social.»
Paul Piché s'est défini comme «un souverainiste pressé», mais parfaitement à l'aise avec la stratégie préconisée par la chef Pauline Marois. Celle-ci ne précipitera les Québécois dans une consultation référendaire si elle n'a pas l'assurance de la gagner.
«Je ne veux pas de date de référendum»
«Honnêtement, je ne veux pas de date de référendum, a-t-il commenté. Ce n'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est d'être dans une position où on pourra être dans une position pour parler aux Québécois, pour regarder notre avenir, pour discuter de notre situation dans le Canada et dans le monde. Si cette idée de souveraineté avance, je suis un homme heureux.»
Le chanteur a offert ses services au PQ après avoir participé au grand rassemblement qui a réuni les militants péquistes à Montréal, il y a quelques jours. Il a accompagné Pauline Marois à Saint-Jérôme «pour des raisons politiques et identitaires», a-t-il laissé tomber à la blague.
«Mon père est né à Saint-Jérôme. Mon grand-père a peinturé les grands clochers» de la cathédrale de l'endroit. «Au-delà de ça, c'est un moment important. Depuis que je suis impliqué comme militant et artiste, je sens qu'on vit un moment charnière.»