Sherbrooke
Jean Charest s'est montré combatif tout au long de la campagne électorale, pugnace même. En parallèle, il a souvent paru serein, prêt à toute éventualité. Y compris à la défaite du gouvernement qu'il dirige depuis 2003. Le chef libéral joue son avenir personnel à ce scrutin. Une victoire de son adversaire péquiste, Serge Cardin, dans la circonscription de Sherbrooke serait une humiliation pour lui. La majorité de Jean Charest n'avait été que de 2314 voix en décembre 2008.
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L'Assomption
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a choisi cette circonscription du «450» comme tremplin pour son retour à l'Assemblée nationale. S'il gagne son pari, ce sera aux dépens du Parti québécois (PQ), qui avait remporté la mise avec plus de 4000 voix d'avance aux dernières élections générales.
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Argenteuil
De tradition libérale, cette circonscription abandonnée par David Whissell en décembre 2011 est tombée dans l'escarcelle du Parti québécois lors de l'élection complémentaire de la mi-juin. Le match revanche oppose le vainqueur du printemps, Roland Richer, à ses mêmes deux adversaires : la libérale Lise Proulx et le caquiste Mario Laframboise.
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Saint-Jérôme
Un territoire du «450» choisi par et pour la vedette de la CAQ, Jacques Duchesneau. L'ex-policier a soulevé plus d'une vague durant la campagne. L'éventuel vice-premier ministre d'un gouvernement caquiste ferraille contre le péquiste Gilles Robert.
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Terrebonne
À surveiller parce que le caquiste Gaétan Barrette, désigné «futur ministre de la Santé» par François Legault, veut s'y implanter. La majorité de l'élu péquiste qui représentait Terrebonne à l'Assemblée nationale avait été de plus de 6000 voix en 2008. On est dans un château fort péquiste du «450».
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Gouin
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, s'est rendue plus d'une fois dans Gouin pour soutenir son candidat Nicolas Girard. «L'un des députés les plus efficaces et les plus doués de sa génération», répète-t-on chez les péquistes. Nicolas Girard affronte la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui s'est illustrée lors du premier débat télévisé des chefs. Françoise David rêve depuis des années d'être la deuxième élue de la formation de gauche à faire son entrée à l'Assemblée nationale.
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Mercier
En 2008, le bouillant député de Québec solidaire, Amir Khadir, s'était faufilé entre ses adversaires. Il s'était fait élire avec seulement 810 votes de plus qu'eux dans cette circonscription du Plateau-Mont-Royal.
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Nicolet-Bécancour
Quel résultat obtiendra l'ex-péquiste Jean-Martin Aussant, fondateur du parti indépendantiste Option nationale? Il a reçu l'appui personnel de l'un des leaders historiques du Parti québécois, Jacques Parizeau.
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Bonaventure
De quel côté soufflera le vent du large? L'élu de l'élection partielle de décembre dans Bonaventure, le libéral Damien Arsenault, conservera-t-il son siège lors du scrutin général? Rien n'est moins sûr. Les circonscriptions voisines des Îles-de-la-Madeleine et de Gaspé seront aussi sous le regard des états-majors politiques mardi. Aux Îles-de-la-Madeleine, le député libéral sortant, Germain Chevarie, ne l'avait emporté que par 316 voix en 2008. Dans Gaspé, son collègue Georges Mamelonet est en danger, de l'avis de péquistes, mais aussi de libéraux. Le Parti québécois caresse de très gros espoirs dans ce coin du Québec.
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Louis-Hébert
Louis-Hébert est l'une des circonscriptions de la région de la capitale qui pourrait être chaudement disputée le jour du scrutin. La Coalition avenir Québec y chaufferait le ministre Sam Hamad, d'après une enquête d'opinion Segma-Le Soleil.
Attention: le Parti québécois ne concède cette circonscription ni aux libéraux ni à la CAQ. Pas plus celle-là que celles de Jean-Talon et Jean-Lesage, d'ailleurs. Le PQ se croit en selle. Faux! rétorquent les libéraux. Plus au nord, Vanier-Les Rivières et Charlesbourg pourraient tomber des mains libérales à celles de la CAQ. Les députés caquistes sortants, Gérard Deltell et Éric Caire, dans Chauveau et La Peltrie, devraient être réélus. La péquiste Agnès Maltais devrait conserver Taschereau sans trop de difficultés.
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Lévis
La Coalition avenir Québec prévoit balayer les circonscriptions de la Chaudière-Appalaches, à commencer par Lévis, où un sondage Segma-Le Soleil a donné gagnant, et haut la main, le caquiste Christian Dubé. Il serait ministre des Finances d'un éventuel gouvernement de la CAQ, a tenu à faire savoir François Legault. Christian Dubé délogerait le libéral Gilles Lehouillier. Il faudra surveiller Bellechasse, où la ministre sortante, Dominique Vien, paraît en difficulté face au candidat de la Coalition, Christian Lévesque.
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Laval-des-Rapides
L'ancienne étoile de la Fédération étudiante collégiale du Québec, le télégénique Léo Bureau-Blouin, est déterminée à sortir le studieux ministre Alain Paquet de cette circonscription de Laval. Une des recrues vedettes de la CAQ, Maud Cohen, présidente de l'Ordre des ingénieurs jusqu'à récemment, y tente sa chance.
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Côte-du-Sud
Une toute nouvelle circonscription où la course reste très ouverte, semble-t-il. Elle longe le fleuve, de Berthier-sur-Mer à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. S'y affrontent le libéral Norbert Morin et le péquiste André Simard - deux élus de circonscriptions ayant été rayés de la carte électorale. Le représentant de la CAQ, François Lagacé, serait dans la course.
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Arthabaska
La caquiste Sylvie Roy, tête d'affiche de la défunte Action démocratique du Québec, se plaît à rappeler qu'elle est la première à avoir réclamé une commission d'enquête publique sur la collusion et la corruption. Elle pourrait chasser le libéral Claude Bachand.
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Sanguinet
L'ex-péquiste François Rebello s'est fait plutôt discret durant la campagne électorale. «Il m'a menti», avait tonné Pauline Marois lorsqu'il avait annoncé, en début d'année, qu'il se joignait à la Coalition avenir Québec. La chef péquiste en a fait le symbole des «vire-capot» : «Il m'avait juré, la main sur le coeur, les yeux dans les yeux, qu'il était souverainiste et que seul le Parti québécois portait ses valeurs.»
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Trois-Rivières
Djemila Benhabib, la candidate péquiste dans Trois-Rivières, a suscité la controverse en déclarant qu'elle souhaitait décrocher le crucifix du Salon bleu de l'Assemblée nationale. Une position personnelle, a-t-elle plaidé. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, s'est déchaîné contre elle.
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Saint-François
Le Parti libéral du Québec a son docteur en la personne d'Yves Bolduc, candidat dans Jean-Talon; la Coalition avenir Québec a le sien avec Gaétan Barrette, dans Terrebonne. Le docteur du Parti québécois est Réjean Hébert. Il se présente pour une seconde fois d'affilée dans Saint-François. Ses chances de l'emporter sont plus grandes cette fois-ci que la dernière, puisque la ministre Monique Gagnon-Tremblay a quitté la vie politique.
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Papineau
Au coeur de l'Outaouais, une région traditionnellement rouge libérale, le vote dans Papineau sera suivi de près par les péquistes et les libéraux. Dans les deux camps, on se dit - soit pour s'en réjouir, soit pour s'en désoler - que cette circonscription pourrait changer de main après 31 ans de domination libérale.
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Châteauguay
Le ministre Pierre Moreau, l'un des plus solides du gouvernement de Jean Charest, bataille ferme pour sauver son siège à l'Assemblée nationale. Il compte sur le redécoupage de sa circonscription pour tirer son épingle du jeu, lui qui avait terminé avec une avance de moins de 500 votes au dernier scrutin.
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Dubuc
Cette circonscription était depuis longtemps acquise au Parti québécois avant que Serge Simard ne l'apporte comme un trophée dans le camp libéral en 2008. Le ministre sortant des Ressources naturelles, qui n'a pu faire adopter son projet de loi sur les mines ce printemps, ne l'avait gagnée que par une courte tête.