Impossible que le PLQ soit reporté au pouvoir, dit Legault

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François Legault (photo) n'a pas tardé vendredi matin à renvoyer la balle à Jean Charest qui affirmait jeudi que la CAQ ne pouvait pas s'emparer du pouvoir le 4 septembre.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Puisqu'il est désormais impossible de penser que le Parti libéral du Québec (PLQ) puisse être réélu, il ne reste que le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la course, affirme le chef de cette dernière, François Legault. En confiance, ce dernier se dit même en mesure de doubler Pauline Marois qui mène dans les sondages et de franchir le fil d'arrivée le premier avec une majorité de sièges à l'Assemblée nationale.

Le chef caquiste n'a pas tardé vendredi matin à renvoyer la balle à Jean Charest qui affirmait jeudi que la CAQ ne pouvait pas s'emparer du pouvoir le 4 septembre. «Je pense qu'actuellement, à cause du faible appui chez les francophones, c'est devenu impensable d'avoir un gouvernement libéral minoritaire ou majoritaire», a lancé M. Legault, faisant référence au dernier sondage CROP - Le Soleil qui place le PLQ en troisième place dans les intentions de vote à l'échelle nationale et également dans l'électorat francophone.

Selon le meneur caquiste, il est «très réaliste» de croire que sa formation politique puisse gagner la faveur de la majorité des Québécois qui souhaitent la stabilité, et donc, l'élection d'un gouvernement majoritaire.

François Legault n'a pas manqué de souligner que selon le coup de sonde, l'appui pour la souveraineté est en baisse, ce qui prouve, dit-il, que les Québécois ne veulent pas de référendum et conséquemment, du PQ. Il met aussi en exergue l'appui qui semble moins volatile des électeurs pour la CAQ et celui grandissant des femmes et des jeunes familles. «C'est en train d'évoluer dans la bonne direction», a-t-il laissé de Québec, où il a entamé sa journée.

Et même si François Legault se refuse à imaginer que le PQ soit porté au pouvoir, il affirme tout de même qu'il l'appuierait dans ses démarches auprès d'Ottawa pour rapatrier des pouvoirs si cela sert «l'intérêt supérieur du Québec».

Une percée au Saguenay?

La caravane caquiste s'est dirigée pour la première fois de la campagne électorale vers le Saguenay où elle a effectué des arrêts à Chicoutimi, La Baie, Jonquière et Alma. Dans cette région, la CAQ est deuxième dans les intentions de vote, derrière le PQ qui semble être en voie de rafler toutes les circonscriptions.

Mais François Legault croit qu'une percée de «quelques sièges» y est possible, notamment parce que les gens du coin souhaitent davantage entendre parler d'économie que de souveraineté. Le chef caquiste s'est de nouveau présenté vendredi comme le candidat du «vrai» changement, contrairement à Mme Marois qui regarde, selon lui, dans le rétroviseur «du passé, de la division et des chicanes».

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