Les étudiants doivent laisser parler l'urne, dit Charest

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«Tout le monde a compris qu'ils ne sont pas d'accord. Sauf que c'est assez. À une semaine du vote, on devrait permettre aux Québécois de s'exprimer paisiblement, sans verser dans l'intimidation», a déclaré Jean Charest.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

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(Sainte-Marie-de-Beauce) Les étudiants contestataires doivent cesser les «menaces» et «l'intimidation» et laisser la majorité silencieuse s'exprimer dans l'urne, exhorte Jean Charest.

La quinzaine d'arrestations d'étudiants en avant-midi, à Montréal, a incité le chef libéral à rencontrer les médias une deuxième fois, mardi, ce qui se produit peu souvent depuis le début de la campagne. Il trouve «désolant» que des étudiants se «prêtent à ce jeu-là».

«Tout le monde a compris qu'ils ne sont pas d'accord, a commenté M. Charest. Sauf que c'est assez. À une semaine du vote, on devrait permettre aux Québécois de s'exprimer paisiblement, sans verser dans l'intimidation. J'espère que ce message va être accepté.»

Des cours ont été annulés, mardi. Le premier ministre sortant a rappelé aux autorités des campus leur devoir d'offrir les cours et l'outil à leur disposition : la loi 78.

«Ils doivent assumer leurs responsabilités», a insisté M. Charest.

Le retour des affrontements n'a rien de réjouissant, affirme le chef libéral, dont le parti misait sur une campagne axée sur l'économie et l'emploi contre la rue et le référendum. «Je ne souhaite pas ce qui se passe aujourd'hui [mardi], a dit M. Charest. Comme premier ministre du Québec, c'est la dernière chose au monde que je souhaite. Par ailleurs, il y a un enjeu incontournable depuis le printemps dernier sur le type de société dans laquelle nous voulons vivre.»

Ceux qui laissent entendre que les violences se poursuivront si les libéraux sont reportés au pouvoir se livrent à des «menaces» inacceptables. Après le vote du 4 septembre, dit-il, «je pense que tout le monde [devra] accepter la voix de la population». C'est elle, après tout, qui devra payer la facture si les frais sont gelés, ajoute le chef libéral.

M. Charest, qui dépeint son adversaire caquiste François Legault comme un homme chicanier, jure avoir tout tenté pour régler la crise étudiante. Mais il s'est buté à un «mur idéologique» avec la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, affirme-t-il.

Encore bon troisième

Mardi, un autre sondage, CROP cette fois, a placé le Parti libéral du Québec au troisième rang dans les intentions de vote. Jean Charest assure qu'il n'a pas l'intention de sortir «un lapin de [son] chapeau» pour inverser la tendance. Il croit toujours que les électeurs réaliseront que M. Legault est «l'artisan du chômage et de la chicane».

Même s'il soutient que ses adversaires n'ont pas d'équipe ni de plan économique, le chef libéral n'échafaude pas de théories sur les risques de fuite de capitaux advenant leur élection.

Aujourd'hui, pour la cinquième fois, M. Charest retourne dans Sherbrooke, où les sondages le placent plusieurs points derrière son adversaire péquiste. «Je ne tiens pas pour acquise mon élection dans Sherbrooke, a indiqué M. Charest. Il faut gagner la confiance des gens partout.»

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