Vote sous pression: le compte Twitter du DGE inondé de réactions

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(Québec) Le compte Twitter du Directeur général des élections (DGE) a été inondé lundi par des citoyens révoltés d'avoir vu des personnes âgées se faire brusquer ou subir des pressions pour voter, alors qu'elles n'avaient pas toujours toute leur tête pour tracer leur X en connaissance de cause.

Le vote des personnes âgées dans les centres d'hébergement ainsi que le vote à domicile sont en branle depuis vendredi, mais lundi, plusieurs allégations ont fait surface. Le message qui a le plus circulé vient du compte Facebook de Lise Thériault, une fonctionnaire à la retraite de l'Outaouais. Elle raconte que trois personnes se sont présentées chez sa mère de 95 ans, qui a de gros problèmes de mémoire.

«Quand je suis entrée à l'intérieur, écrit-elle, ils étaient en train de la faire voter [...]. Quand la personne qui la faisait voter a enlevé le gros carton devant elle, elle leur a demandé : "Qu'est-ce que vous allez faire avec ça?" Elle n'avait aucune idée du geste qu'elle venait de poser. [...] Cette intrusion l'a vraiment stressée.»

Il faut en avoir fait la demande pour voir le personnel du DGE se déplacer à domicile. Mme Thériault admet toutefois qu'elle connaît mal ces règles.

Mais elle se demande ce que peut valoir le vote de sa mère, compte tenu de son état de santé. Peu importe le parti, dit-elle. «Je me pose la question sur la validité d'un vote d'une personne qui ne fonctionne plus par elle-même psychologiquement, qui a besoin de se faire guider pour de petites choses comme trouver la porte de la salle de bain dans sa propre maison.»

Autres témoignages

Au moins trois autres personnes ont témoigné sur Twitter concernant des gens âgés souffrant de démence, par exemple, qu'on aurait incités à aller voter. Dans certains cas, des bénévoles se seraient rendus dans les chambres pour amener ces électeurs sur les lieux du vote. D'autres sont allés beaucoup plus loin en disant que des bénévoles de partis avaient indiqué pour qui voter. Le DGE a pris note, mais le porte-parole de l'institution, Denis Dion, indique qu'il n'a pas le droit de confirmer ou d'infirmer s'il y aura enquête.

Toute personne qui n'est pas sous curatelle a le droit de voter, mais «il faut que la personne elle-même soit capable de s'identifier», précise M. Dion.

«Puisqu'on est là [dans le centre d'hébergement], il peut arriver qu'on [le personnel électoral] monte dans les chambres» pour aider les gens à voter, poursuit-il. La présence des bénévoles des partis n'est pas interdite, par exemple pour aller chercher les électeurs à leurs chambres pour les amener à la cafétéria où se déroule le vote. «Ce qui se dit en chemin, on n'a pas de contrôle», pointe M. Dion.

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