Le parc Forillon aux Québécois, promet le PQ

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Le parc national Forillon, géré par le gouvernement fédéral, devrait être repris en main par la province de Québec, affirme le candidat du PQ dans Gaspé.

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Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

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Johanne Fournier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Cap-des-Rosiers) S'il est élu le 4 septembre, le Parti québécois (PQ) s'engage à entamer des négociations avec le gouvernement fédéral afin qu'il rétrocède au Québec le parc Forillon, situé sur la pointe de la péninsule gaspésienne. Le candidat du PQ dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, proposerait que cet espace naturel soit intégré au réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Le candidat du Parti québécois dans Gaspé, Gaétan... (Photo collaboration spéciale Johanne Fournier) - image 1.0

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Le candidat du Parti québécois dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, a annoncé lundi, à Cap-des-Rosiers, que si sa formation politique était portée au pouvoir, elle s'engagerait à demander au gouvernement fédéral de rétrocéder le parc Forillon au Québec.

Photo collaboration spéciale Johanne Fournier

«Déjà, en 2006, lors des consultations publiques tenues par Parcs Canada, le milieu s'était fortement prononcé en faveur d'une reprise en main du parc par le Québec parce que le fédéral ne s'en occupe pas», soutient le candidat péquiste. Le parc Forillon «est négligé par le fédéral», dit-il.

Gaétan Lelièvre parle même de délabrement des lieux à cause de l'absence de mises à niveau des installations, qui datent de plus de 40 ans. «Le camping du parc n'a pas d'eau potable et l'électricité offerte aux campeurs a été conçue pour les roulottes et les motorisés des années 70», s'indigne-t-il. «Ça fait 40 ans que le fédéral n'a pas investi», dit M. Lelièvre.

Il dénonce la diminution des budgets alloués au parc et le rétrécissement de la saison, en plus de la suppression d'une trentaine d'emplois et de 11 postes qui, selon lui, n'ont pas été remplacés. «On est en bas de 80 employés, alors que le fédéral avait promis 1000 emplois, rappelle le candidat. On avait aussi promis un million de visiteurs, alors que ces dernières années, on en a eu aux alentours de 115 000. On connaît aussi tout le drame qu'ont vécu les expropriés en 1970.»

Le fédéral demeure muet

Du côté de Parcs Canada, il a été impossible d'obtenir de l'information, ni même de savoir s'il est déjà arrivé, par le passé, qu'Ottawa rétrocède un parc national à une province. L'agente des relations avec les médias, Natalie Fay, a fait pour seule réponse: «Parcs Canada ne commente pas les engagements pris par les partis politiques en campagne électorale.» Selon Gaétan Lelièvre, il s'agirait d'un précédent dans l'histoire du Canada. «Je n'ai jamais entendu parler d'une situation similaire ailleurs», a-t-il répondu.

Sur la façon de faire, M. Lelièvre explique qu'un gouvernement péquiste demanderait à Ottawa d'entreprendre des pourparlers avec lui pour s'entendre sur la façon de rétrocéder le territoire et sur le montant des compensations à verser au Québec pour la mise à niveau des installations. Si l'on se fie au mémoire déposé par le milieu lors des consultations publiques tenues par Parcs Canada en 2006, ce transfert pourrait coûter 30 millions$ au Trésor québécois.

Lors de la création du parc Forillon, en 1970, le gouvernement du Canada avait signé un bail d'une durée de 99 ans avec l'État québécois pour l'occupation des terres. Pour Gaétan Lelièvre, cette entente n'est pas un obstacle puisque, selon lui, elle contient des clauses de révision et qu'elle est résiliable.

«Si les deux gouvernements s'entendent, c'est possible, croit le candidat de la nouvelle circonscription de Gaspé. Si le gouvernement fédéral s'objecte, c'est sûr qu'on ne pourra pas le faire. On ne les expropriera pas! On ne leur fera pas vivre ce qu'ils ont fait subir aux gens en 1970!»

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