Agnès Maltais invite la capitale à se rallier à un futur gouvernement péquiste

La députée sortante de Taschereau, Agnès Maltais (au... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La députée sortante de Taschereau, Agnès Maltais (au centre), a tenu une conférence de presse à Limoilou. Trois autres candidats du PQ, Rosette Côté (Louis-Hébert), Neko Likongo (Jean-Talon) et Pierre Châteauvert (Jean-Lesage) se sont joints à elle pour inviter les électeurs à voter pour eux plutôt que pour les représentants de la CAQ.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Si la région de Québec veut être du côté du pouvoir, elle doit voter pour le Parti québécois (PQ), a martelé lundi la seule députée péquiste de la capitale, Agnès Maltais, flanquée d'aspirants aussi catégoriques qu'elle.

«On invite les gens à se rallier à nous. Il y a une lutte dans la région, vous le savez. Nous, le signal qu'on donne, c'est [que] le Parti québécois va former le prochain gouvernement. Nous invitons la région à s'associer», a lancé, confiante, la députée sortante de Taschereau, lors d'une conférence de presse tenue sur un coin de rue à Limoilou.

Trois autres candidats des circonscriptions scrutées dans le plus récent sondage du Soleil, publié lundi, se sont joints à elle pour inviter les électeurs à voter pour eux plutôt que pour les représentants de la Coalition avenir Québec (CAQ). Les candidats de François Legault sont ciblés, car ils dominent avec 34% des intentions de vote autour de Québec, contre 29% pour les libéraux, à peine considérés, et 24% pour les péquistes, qui tardent à faire le plein de nouveaux partisans dans la capitale.

Bien qu'aucun ne soit en avance, Pierre Châteauvert (Jean-Lesage), Neko Likongo (Jean-Talon) et Rosette Côté (Louis-Hébert) se sont tous réjouis de faire partie de courses «à deux ou à trois». Cette dernière a d'ailleurs tenu à rappeler à ses électeurs que traditionnellement, ils aiment se retrouver du côté du pouvoir, lequel pourrait aboutir dans les mains du PQ si on se fie aux sondages nationaux. «Il y a une question que mon comté doit se poser», a-t-elle insisté.

La CAQ attaquée

Mme Maltais a ouvert le feu sur la CAQ, à qui elle a reproché de ne pas avoir de plan régional - autre que «fermer un siège social», celui de l'Université du Québec - tout en énumérant les engagements nationaux de son propre parti. Elle a rappelé le controversé dossier de l'amphithéâtre, qu'elle a piloté avec le maire de Québec. «Où étaient-ils [les députés adéquistes, puis caquistes] dans le dossier de l'amphithéâtre? La moitié se cachait pour ne pas prendre position et l'autre moitié voulait retarder le projet», a-t-elle soutenu.

Cela revient-il à dire que les engagements locaux pèsent bien peu dans la balance du vote? «Les gens n'ont pas encore voté, là, attention. Actuellement, ce qu'on entend comme message, c'est que le vote de la CAQ, il est aussi friable que le parti lui-même et que les idées du parti», a conclu la députée de Taschereau, qui voit du bon dans le dernier coup de sonde dans le sens où «les gens veulent changer de gouvernement».

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