Legault prêt à négocier la hausse des droits de scolarité

François Legault était en campagne à Boucherville, lundi.... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

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François Legault était en campagne à Boucherville, lundi.

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Saint-Alexandre) Alors que la rentrée universitaire est perturbée à Montréal, la Coalition avenir Québec (CAQ) adoucit sa position face aux étudiants. S'il proposait une hausse de 200$ par année sur cinq ans, François Legault se dit maintenant prêt à négocier avec les associations dès le premier jour d'un éventuel gouvernement caquiste.

«C'est une proposition, s'ils veulent un peu plus de prêts, un peu moins de prêts, un peu plus de bourses, un peu moins de bourses, moi je suis ouvert aux discussions», a lancé M. Legault en après-midi alors qu'il se trouvait dans la municipalité de Saint-Alexandre.

L'augmentation prévue par les libéraux est de 1778$ sur sept ans, soit 254$ par année. À la fin du mois de juillet, M. Legault avait expliqué que sous un gouvernement caquiste, cette augmentation serait de 1000$ sur cinq ans, donc de 200$ par année. Il prévoyait qu'une partie de cette hausse soit remplacée par une diminution du crédit d'impôt alloué aux étudiants qui fréquentent l'université.

Le chef caquiste a soutenu qu'il préférerait que ce crédit soit destiné à la bonification du régime de prêts et bourses. «On trouve plus équitable de donner plus d'aide aux jeunes de familles défavorisées que donner un même montant à tout le monde via une baisse des frais de scolarité», a expliqué François Legault.

Et c'est pour les convaincre que cette idée est la meilleure qu'il veut s'asseoir avec les étudiants. «J'ai le goût de discuter avec les associations étudiantes pour essayer de leur expliquer que prendre les crédits d'impôt et les appliquer complètement sur les frais de scolarité c'est moins équitable que l'appliquer sur les prêts et bourses», a ajouté le chef caquiste.

Par ailleurs, celui-ci ne voit pas de problème à rencontrer la CLASSE, la plus militante des associations étudiantes, à condition qu'elle ne réclame pas la gratuité scolaire. «Elle pourrait être présente en autant qu'elle soit de bonne foi pour avoir une entente raisonnable et non pas pour essayer de détruire le système capitaliste ou viser à tout prix une offre qui actuellement est même refusée par Mme Marois, soit la gratuité scolaire», a conclu François Legault.

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