Frais de scolarité: minoritaire, Marois craint de ne pas tenir promesse

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«Je vais vous dire que c'est pas mal plus long pour adopter les politiques, pour prendre les décisions et, parfois, certaines sont carrément empêchées», a expliqué Pauline Marois.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Sorel-Tracy) Le Parti québécois (PQ) pourrait ne pas remplir ses promesses d'annuler la hausse des droits de scolarité et régler la crise étudiante s'il forme un gouvernement minoritaire à la merci d'une alliance «libéralo-caquiste», prévient Pauline Marois.

La chef du PQ a profité de sa sortie, lundi matin, au Cégep de Sorel-Tracy, en Montérégie, pour mettre des bémols sur ses engagements tout en écartant définitivement l'idée de la gratuité pour accéder à l'université.

«J'ai vécu une situation où nous étions le deuxième groupe d'opposition», a-t-elle mentionné au sujet du scrutin de 2007, lorsque Jean Charest a hérité du pouvoir sans une majorité de députés à l'Assemblée nationale.

«Je vais vous dire que c'est pas mal plus long pour adopter les politiques, pour prendre les décisions et, parfois, certaines sont carrément empêchées», a-t-elle expliqué.

Elle a «invité les étudiants à réfléchir» à la possibilité qu'un gouvernement péquiste sans majorité pourrait être contraint de laisser les droits de scolarité grimper comme le libéral Jean Charest l'a planifié. «Moi, je vais les abolir. Mais vous savez très bien à quelles luttes ça pourrait donner lieu.»

Elle n'a pas manqué de faire allusion au fait que le fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ) était son collègue sur les banquettes péquistes, en 2007. «J'ai vu un François Legault après un mois et demi de gouvernement minoritaire vouloir le renverser, en faisant une certaine forme de chantage» sur le budget qu'a présenté Jean Charest.

«Je vais tout tenter [pour remplir ses promesses] comme gouvernement, peu importe la situation, a-t-elle commencé par répondre. Mais j'aimerais [être] majoritaire parce que ce sera beaucoup plus simple.»

Elle a réitéré que, dans les 100 premiers jours suivant son accession au pouvoir, elle veut abroger la loi 78, qui limite le droit de manifester et fixe le calendrier pour compléter les cours sur les campus touchés par le mouvement de contestation étudiante.

Pauline Marois a pris ses distances avec les jeunes qui ont perturbé la rentrée à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université de Montréal. «Je ne peux, comme citoyenne et comme élue, que de demander de respecter la loi [78], si ignoble soit-elle.»

Le point de presse a été donné dans un cégep qui n'a été touché par aucun boycottage au printemps. Elle en a profité pour trancher une fois pour toutes contre le principe de gratuité des études universitaires. Cela n'est pas à l'ordre du jour du programme de sa formation, contrairement à Québec solidaire.

«Ce n'est pas possible. Sinon, a-t-elle affirmé, nous ne ferons rien d'autre. Et nous devons respecter tous les autres membres de la population.»

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