Pas de conseil des ministres paritaire avec la CAQ

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François Legaut et son épouse, Isabelle Brais, lundi matin

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Verchères) Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, refuse de s'engager à former un gouvernement paritaire hommes-femmes si son parti est porté au pouvoir le 4 septembre. Mais il promet une bonne représentation féminine au Conseil des ministes.

Alors que tous les coups de sondes effectués depuis le début de la campagne électorale indiquent que le chef caquiste est moins populaire auprès de la gente féminine, François Legault s'est livré ce matin à Verchères à une petite mise en scène pour tenter de séduire les Québécoises.

Devant la statue de la jeune Madeleine de Verchères - célèbre pour avoir repoussé une attaque d'Iroquois au 17e siècle - il s'est entouré d'une quinzaine de candidates caquistes pour vanter leurs compétences et réitérer ses engagements qui touchent particulièrement l'électorat féminin.

Dans le lot, il a présenté l'ancienne présidente de l'Ordre des ingénieurs Maud Cohen (Laval-des-Rapides), la mairesse de Rosemère et omnipraticienne Hélène Daneault (Groulx), ainsi que la femme d'affaires et ingénieure Dominique Anglade (Fabre).

Mais lorsque questionné à savoir s'il viserait la parité au sein d'un gouvernement caquiste, François Legault n'a pas fait de promesse. «Ce qui est certain, c'est qu'il y aura une bonne présence des femmes. Quand on forme un cabinet, il faut tenir compte de beaucoup de critères, incluant la représentation entre les régions (...) », a-t-il répondu.

Et s'il a attitré des ministères à ses candidats vedettes Jacques Duchesneau (vice-premier ministe), Gaétan Barrette (santé) et Christian Dubé (finances), il n'a pas voulu confier de portefeuilles fictifs à l'une ou l'autre de ses candidates. «Je vais arrêter là parce qu'on a l'embarras du choix», a-t-il soutenu.

M. Legault a aussi expliqué que d'emblée, la sélection de ses ministres sera difficile parce que contrairement à d'autres gouvernements, il souhaite un cabinet restreint. «On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière», a-t-il laissé tomber.

Hydro-Québec

Le chef de la CAQ a aussi été pressé de questions ce matin par les journalistes sur les compressions de 600 millions $ qu'il propose à Hydro-Québec et qui comprennent l'abolition de 4000 postes d'ici 2018.

Comment est-il parvenu à un tel calcul pour justifier cette réduction de la taille de la société d'État? François Legault a dit entre autres s'appuyer sur des études dont les auteurs préfèrent garder l'anonymat. Il a cependant expliqué que 300 millions $ des économies proviendraient de réductions de dépenses.

Le leader de la CAQ juge par ailleurs que son cadre financier, incluant cette mesure phare, est 10 fois plus précis et détaillé que ceux de ses rivaux.

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