Les électeurs sont libres de porter le carré rouge lorsqu'ils iront voter, soit pour la deuxième journée du vote par anticipation, aujourd'hui, ou encore le 4 septembre. «Par erreur, une personne s'est fait avertir à Mascouche», avoue le porte-parole du Directeur général des élections, Denis Dion. «Peut-être que le directeur du scrutin n'était pas au courant de toutes les subtilités, mais elle aurait dû pouvoir le faire avec son carré rouge.»
Les employés travaillant dans les bureaux de vote se voient interdits de l'afficher. «Ç'a été médiatisé beaucoup, il y a eu un conflit social autour de ça, et les bureaux de vote ne sont pas des endroits où nous pouvons passer des commentaires sur les conflits sociaux, du moins, pas de la part de notre personnel. Les électeurs vont dans les bureaux de scrutin pour afficher une préférence en allant voter, mais pas notre personnel», précise M. Dion.
Les candidats en devoir ne sont pas autorisés à porter le symbole aux bureaux de vote. S'ils se présentent à titre d'électeurs, cela leur est permis.
Taux de fréquentation
Le taux de fréquentation des bureaux de scrutin pour le vote par anticipation sera connu demain, selon le DGE. La chaleur suffocante, dimanche, n'a pas empêché de nombreux citoyens d'exercer leur droit de vote. Certaines personnes ont montré des signes d'impatience en raison de l'attente.
«En principe, nous avons ce qu'il faut pour faire face à la demande», souligne Denis Dion. «On n'aime pas entendre dire que les gens sont malheureux d'attendre ou qu'ils ont viré de bord. On veut que tout le monde vote. Par définition, on ne peut pas avoir autant de bureaux de vote que le jour du scrutin, lors du vote par anticipation.»
En 2008, 674 569 électeurs se sont prévalus du droit de vote par anticipation, comparativement à 573 739 citoyens en 2007.