«Nous offrirons des facilités d'accès au capital pour les premières années, des congés de paiement d'intérêt et davantage de capital patient, tout cela afin d'amoindrir le fardeau sur l'acheteur, qu'il ait ou non un lien de parenté avec le vendeur», dit-elle.
«Les montants sont importants lors de l'achat d'une ferme. En vertu de ce que l'on appelle le "capital patient", le jeune de la relève pourra emprunter et n'aura pas à rembourser ni le capital ni les intérêts avant qu'il soit en mesure de le faire», explique André Simard, candidat péquiste dans la Côte-du-Sud.
Pauline Marois dit vouloir ainsi donner un coup de main aux finissants des écoles d'agriculture «qui, en terminant leurs études, auraient le goût de s'acheter une entreprise agricole, mais n'ont évidemment pas les moyens de le faire». Un gouvernement du Parti québécois demandera à la Financière agricole de trouver de nouvelles mesures pour soutenir la relève, aussi en ce qui a trait à la passation d'une entreprise d'une génération à une autre dans une même famille.
Acquisitions
«Des 800 fermes vendues chaque année au Québec, jusqu'à 12 % se retrouvent dans les mains d'un nouveau propriétaire qui n'a aucun lien de parenté avec le vendeur. Outre les avantages qui existent, comme des congés fiscaux, il est possible d'instaurer d'autres mesures spécifiques pour les transferts dans une même famille. Nous doublons l'argent consenti à l'aide à la relève et nous pourrons certainement trouver des solutions en ce sens», dit Mme Marois.
«Lorsqu'un jeune veut se porter acquéreur de la ferme familiale, c'est très compliqué. Les mesures annoncées aujourd'hui faciliteront de beaucoup les choses à la relève», conclut le candidat dans Rivière-du-Loup-Témiscouata, Michel Lagacé.