Le PQ utiliserait le Fonds des générations pour rembourser la dette

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Pauline Marois a annoncé que «l'an prochain, nous rembourserons 5,5 milliards $ de notre dette».

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Québec) Pauline Marois effectuera un paiement de 5,5 milliards $ sur la dette du Québec, dès la première année de son accession au pouvoir. Tout laisse croire qu'elle videra d'une traite le Fonds des générations.

La chef du Parti québécois (PQ) a profité du grand rassemblement de ses militants, jeudi soir, dans la capitale, pour clarifier ses intentions, à la veille même de divulguer le cadre financier garantissant son programme électoral.

Devant des partisans survoltés, réunis à l'Impérial de Québec, Mme Marois a annoncé que «l'an prochain, nous rembourserons 5,5 milliards $ de notre dette». La promesse ne tombe pas comme une surprise. Un des engagements du PQ prévoit «d'affecter toutes les sommes du Fonds des générations» au remboursement de ce que doivent collectivement les Québécois. Selon le ministère des Finances, le Fonds est riche du montant que veut verser la chef du PQ.

La politicienne a livré son message devant 1500 partisans, ont affirmé les organisateurs. Chose certaine, il n'y avait pas un pouce carré de disponible sur le plancher et au balcon de l'Impérial.

Appui de Robert Lepage

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a été applaudie comme une rock star, à son arrivée, vers 20h. Elle a présenté un «invité surprise». Le dramaturge Robert Lepage y est allé d'un appui sans équivoque.

«Votre campagne électorale peut être qualifiée de wagnérienne», a laissé entendre, sourire en coin, celui qui a mis en scène un opéra de Richard Wagner, au célèbre Metropolitan Opera de New York.

Vingt-quatre heures après un débat télévisé où le caquiste François Legault a accusé Mme Marois de vouloir «nous précipiter dans le ravin avec les caribous», avec les référendums d'initiative populaire, les stratèges péquistes ont décidé de faire du cervidé un symbole de leur formation.

«Bonsoir, ma belle gang de caribous!» a lancé la députée sortante de Taschereau, Agnès Maltais.

La chef péquiste a bien lancé des piques au gouvernement libéral de Jean Charest, mais elle a réservé ses attaques les plus dures au meneur de la Coalition avenir Québec. Elle a imaginé François Legault dans le camp du Non à la souveraineté. «J'ai hâte de l'entendre vanter l'odeur suave du pétrole bitumineux.»

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