Lors d'un point de presse lundi après-midi devant l'Assemblée nationale, les candidats de la Coalition ont souligné qu'ils se lançaient dans la campagne électorale pour «redonner le pouvoir aux citoyens».
«Nous, ce qu'on veut, c'est un gouvernement transitoire, qui lui va pendant deux ans ouvrir un chantier énorme de réforme totale de notre espace politique», a expliqué au Soleil Christian Bégin, qui n'est pas lui-même candidat, mais a accepté d'être porte-parole de la formation.
Les candidats de la Coalition s'engagent à confier à une «Assemblée constituante» le soin de rédiger une première constitution pour le Québec. Cette assemblée serait composée de citoyens ordinaires tirés au sort, mais sélectionnés pour constituer un échantillon représentatif de la population.
«Ce n'est pas un vrai parti», dit M. Bégin, qui a refusé de se présenter pour Québec solidaire après avoir été courtisé par la formation d'Amir Khadir et de Françoise David. «Le projet est de créer une assemblée qui au contraire sera libre de toute partisanerie.»
M. Bégin admet que ce projet, de même que l'élection de la Coalition pour la constituante le 4 septembre, a «quelque chose d'utopiste». Mais il croit que la réforme démocratique proposée par ce parti pourrait redonner confiance aux citoyens désabusés par la corruption, le mode de scrutin et la faible consultation des citoyens entre les élections.
Roméo Bouchard, son voisin à Saint-Germain-de-Kamouraska et le cofondateur de la Coalition pour la constituante, n'en pense pas moins. «Les gens sont découragés de la politique, et nous, on pense qu'on peut la changer», dit l'ancien président de l'Union paysanne.
Si l'utopie devient réalité et que la Coalition prend le pouvoir, elle promet aussi de doter le Québec d'un réseau qui permettra une participation «interactive et continue» des citoyens à la prise de décisions.
À Québec, le parti présente deux candidats: François Tremblay, intervenant auprès des sans-abri, dans Taschereau, et Guillaume Dion, technicien agricole, dans Louis-Hébert.
Dans les régions voisines, Danielle Favreau, une mère de famille, se lance dans Beauce-Nord, Daniel Laforest, un conseiller en recherche et développement, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, et Sylvain Potvin, graphiste et vidéaste, dans Rivière-du-Loup-Témiscouata.
À l'échelle du Québec, la Coalition présente 29 candidats.