Charest se présente comme l'homme du changement

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Un journaliste lui a demandé si la population ne voit pas en lui un «gouvernement usé», qui ne peut incarner le besoin de changer. Mais de quels changements, parlons-nous? a répliqué en substance le meneur du Parti libéral du Québec Jean Charest.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(La Prairie) Au lendemain du débat des chefs à quatre, Jean Charest se proclame «satisfait» de sa performance et se présente désormais comme l'homme du changement, malgré ses neuf années comme premier ministre.

En point de presse, ce matin, à La Prairie, dans la région de Montréal, le leader du PLQ a joué la carte de l'assurance tranquille. Si les sondages - qu'il refuse toujours de commenter -, le donnent perdant, lui ne considère qu'une option: diriger un gouvernement majoritaire.

Un journaliste lui a demandé si la population ne voit pas en lui un «gouvernement usé», qui ne peut incarner le besoin de changer. Mais de quels changements, parlons-nous? a répliqué en substance le meneur du Parti libéral du Québec.

M. Charest a suggéré que le débat a illustré la critique qu'il réserve au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, «un homme pas fiable». Sur le plateau de Radio-Canada, dimanche soir, «on a eu beau lui dire», a-t-il soutenu, que la solution caquiste pour les médecins de famille «ne tient pas debout, il continue».

Selon lui, les électeurs ne veulent pas non plus des changements que propose la chef péquiste Pauline Marois. Il les a résumés pour la énième fois par la formule «de la rue qui gouverne, des référendums à répétition».

«C'est quoi, le changement (sous un gouvernement du PLQ)? C'est ceci, le plein emploi, 250 000 emplois que nous créerons, en cinq ans, c'est 6 % de taux de chômage. Ça, c'est un changement.»

Jean Charest ne s'est pas donné gagnant de l'exercice. Sa satisfaction tient au fait qu'il a pu exposer les thèmes qu'il défend et les idées qu'il met de l'avant, a-t-il évoqué. Il n'a pas voulu dire en quoi la confrontation de ce soir - un face-à-face, cette fois, avec Pauline Marois - est un exercice différent.

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