Les associations étudiantes «déçues» du peu de débat sur l'éducation

Éliane Laberge, de la FECQ (photo), et Martine... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Éliane Laberge, de la FECQ (photo), et Martine Desjardins, de la FEUQ,  sont abasourdies du peu de place qui a été fait à l'éducation par les  chefs après les événements du printemps dernier.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partager

Dossiers >

Le Québec en élections

Politique

Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Dominique Hardy
Le Soleil

(Québec) Alors que les élections ont été déclenchées sur leur dos, les étudiants sont offusqués que la jeunesse et l'éducation aient eu si peu de place au débat des chefs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Nous sommes extrêmement déçus de constater que l'éducation a pris si peu de place», se désole Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

«Selon moi, c'est un des symptômes du fait que la jeunesse ne participe plus à la politique québécoise. Comme nous l'avons répété au cours des dernières semaines, étant donné que l'on ne va pas voter, les partis ne nous prennent pas en considération et lorsqu'on arrive à des moments aussi importants que le débat des chefs, nous sommes évincés de l'exercice.»

Elle est consternée par le fait que les chefs n'ont pas abordé des sujets qui touchent les jeunes, contrairement à la classe moyenne et aux aînés. «J'espère que nous, les jeunes, avons eu notre leçon, que si on veut que l'on parle de nous, si on veut qu'il y ait des promesses, qu'il y ait des fonctions mises de l'avant en fonction de nous, on doit se rendre aux urnes.»

Même son de cloche du côté de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, qui se dit déçue que la crise étudiante ait été évincée du débat.

«Les élections ont été déclenchées sur le dos du conflit étudiant et qu'on n'ait pas eu le courage de l'aborder dans le cadre d'un débat des chefs, franchement, c'est décevant.»

Patate chaude

Elle craint que l'exercice n'ait pas permis d'éclairer les jeunes sur leur choix en prévision de l'élection du 4 septembre. Martine Desjardins estime que les chefs devront parler davantage d'éducation au cours des prochaines semaines s'ils veulent obtenir un vote massif des étudiants.

«C'est une patate chaude pour les partis politiques», analyse Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

«Ce qui est dommage, c'est que la richesse des débats du printemps dernier, pour les personnes qui l'ont vécu en assemblée générale ou dans la rue, tous ces débats ne se retrouvent pas dans la campagne électorale. Même dans ce débat des chefs où ils essayaient de rebondir sur l'un ou sur l'autre, il n'y a pas eu de réflexion profonde sur les motivations des partis par rapport à la hausse ou non des frais de scolarité.»

Elle regrette aussi que l'économie du savoir et la marchandisation de l'éducation n'aient pas fait partie des sujets de discussion.

Malgré cette absence de la jeunesse et de l'éducation au débat des chefs, dimanche soir, Éliane Laberge, Martine Desjardins et Jeanne Reynolds invitent les jeunes à se faire entendre le 4 septembre en allant voter.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer