Combat des chefs: Charest minimise attentes, résultats et défis

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Le chef du parti libéral, Jean Charest, à son arrivée à une conférence de presse à Laval, samedi.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Laval) Jean Charest est entré dans sa bulle pour se préparer aux combats des chefs, samedi matin, à 10h, en minimisant les attentes, les défis et l'impact liés à ces confrontations télévisées.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) a refusé de répondre qu'il est moins nerveux à la veille d'une septième participation à cet incontournable exercice en campagne électorale, lui qui s'y est prêté à deux occasions, en 1997, comme chef du Parti progressiste conservateur, à Ottawa. «Non, non! Chaque débat a sa dynamique propre», a-t-il protesté.

M. Charest a relativisé les répercussions sur l'opinion publique. Il ne s'est pas avancé sur ce terrain lorsqu'une journaliste lui a demandé si ces rendez-vous sont cruciaux.

«J'ai fait plusieurs campagnes, a-t-il laissé tomber. J'ai gagné des débats et perdu des campagnes; perdu des débats, gagné des campagnes. J'aurai trois soirs de débats consécutifs. C'est un élément. Ce sont rarement des points tournants.»

Le libéral a refusé de concéder qu'il a l'avantage de l'expérience sur son opposant François Legault, le chef et fondateur de la Coalition avenir Québec, qui en sera, lui, à une première participation.

Ne faites pas erreur, a commencé par laisser entendre M. Charest. «Il a beaucoup d'expérience», a-t-il mentionné en faisant référence aux 10 années que M. Legault a passées comme député-ministre du Parti québécois.

Il a reproché une nouvelle fois à M. Legault de n'être «pas fiable». Son adversaire «a été 40 ans souverainiste et il oublie son option pendant quatre semaines». Il a donné une tournure plus économique à ses attaques contre la chef péquiste, Pauline Marois, qui s'amène aux affrontements télévisés sans avoir dévoilé le cadre financier pour soutenir ses promesses alors que même Québec solidaire, a souligné M. Charest, a dévoilé le sien. «Qu'a-t-elle à cacher?»

M. Charest a réitéré qu'il s'attend à être la cible de tous ses adversaires, en tant que premier ministre sortant. «Il y aura des répliques, a-t-il assuré. Je ne me gênerai pas.»

Transport en commun

Jean Charest a profité d'un dernier point de presse pour annoncer l'aménagement de 11 500 places de stationnement en banlieue de Montréal en vue de favoriser le transport en commun. Il est parti s'enfermer avec les membres de sa garde rapprochée pour potasser ses dossiers en vue des débats.

Le leader du PLQ n'a évidemment donné aucune indication sur la stratégie qu'il adoptera. Il a cependant glissé que ses préparatifs ne comprennent pas des exercices de simulation où des conseillers tiennent le rôle d'adversaires.

Il s'est fait demander s'il porte une grande attention au non-verbal. «J'apprends toujours après le débat» ce qui a cloché, a-t-il lancé avec humour. En 2003, sa «cravate assez colorée» lui avait valu de se faire décrire en «père de la mariée». «Moi, l'histoire de cravate et d'habit, j'ai toujours pensé...», a-t-il indiqué sans finir sa phrase.

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