Il fait valoir que la dette par rapport au PIB est inférieure à celle des années péquistes. Il rappelle que ce ratio est reparti à la hausse à cause de la crise économique «comme pour tout le monde» et que la dette a connu une plus faible croissance au Québec qu'en Ontario, au Canada, en Europe et aux États-Unis. «DBRS le relève sur sa dernière note sur la cote de crédit du Québec», a déclaré M. Charest en entrevue au Soleil.
Jean Charest souligne qu'il a autorisé une hausse de la dette en période de crise pour «soutenir l'emploi et éviter ce que Mme Marois et François Legault ont fait, soit mettre la hache dans les services pour essayer d'équilibrer le budget». Il affirme aussi qu'il a un plan crédible de réduction de la dette et de retour à l'équilibre budgétaire. Il admet cependant que la crise en Europe et aux États-Unis pourrait menacer ce plan. «Bonne question. Si la crise arrive à nouveau, il va falloir qu'on ait quelqu'un aux commandes, qui est capable de passer à travers, comme la dernière fois.»
Concernant les immobilisations, M. Charest affirme que la hausse des dépenses de cette nature était nécessaire à cause «du déficit d'entretien de nos infrastructures qui ont mal vieilli parce qu'on ne les avait pas entretenues». «Et là, ajoute-t-il, on a adopté une loi qui force les gouvernements à réinvestir dans l'entretien de nos infra-structures. On ne va pas répéter la même erreur.»