«Je peux vous dire qu'ils sont déjà tous calculés, vous ne serez pas déçus», a laissé tomber la leader souverainiste, qui a décidé de maintenir le suspense quant à la ventilation chiffrée de ses engagements électoraux.
Son fameux cadre financier ne sera donc présenté que lorsque le parti aura fini de détailler l'ensemble de ses engagements, a tranché Mme Marois, alors qu'elle était de passage dans la capitale nationale. Mais une chose est certaine, ce sera après les joutes oratoires, prévues de demain à mercredi prochain.
La chef du PQ a cependant révélé combien sa formation politique comptait dépenser en argent neuf : 1 milliard $ net. Une somme qu'elle prévoit financer grâce à la croissance «normale» des rentrées fiscales, que la formation souverainiste évalue à quelques centaines de millions de dollars par année. Elle mise également sur l'argent des redevances minières puisqu'un gouvernement péquiste mettrait en place un nouveau régime qui, selon le parti, enrichirait substantiellement les coffres de l'État.
La CAQ irréaliste
La chef du PQ s'est par ailleurs défendue à plusieurs reprises d'avoir peur d'être attaquée à ce sujet par Jean Charest et François Legault lors des débats télévisés.
«Ce qui préoccupe, c'est qu'on ait une approche responsable. Le cadre financier, qu'il vienne aujourd'hui, qu'il vienne demain matin ou dans 10 jours, il s'inspirera de cet engagement», a-t-elle lancé en visant le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Pauline Marois ne s'était pas penchée vendredi sur le cadre financier des libéraux mais avait pris le temps d'étudier celui de la CAQ. «Il annonce une véritable révolution, il va abolir des centaines de postes dans les organismes parapublics, mais il faudra toujours bien que quelqu'un fasse le travail!» s'est-elle exclamé, qualifiant le document d'«irresponsable» et d'«irréaliste».
«Je crois que ça ne tient pas la route», a renchéri Mme Marois. «Je vous le dis depuis le départ : c'est de l'amateurisme à mon point de vue, ce sont des propositions écrites sur un coin de table», a-t-elle conclu.