C'est que jeudi dernier, il déclarait à un journaliste d'Info Portneuf que la grande majorité des dons qu'il avait reçus pour financer sa campagne provenait d'individus et qu'il recevait «peu d'argent» de la part d'entreprises. Or que ce soit peu d'argent, ou même presque rien, il n'en demeure pas moins qu'il est strictement interdit en vertu de la Loi électorale de recevoir de l'argent venant d'entreprises.
Au téléphone, M. Perreault nie toute irrégularité dans son financement. «Je me suis vraiment mal expliqué, c'est tout simplement ça. Je ne reçois aucun financement d'entreprises. Ce que je voulais dire, c'est que je reçois peu de dons d'individus issus du monde des affaires et des entreprises. Je suis à mes premiers pas en politique, je me suis trompé, je suis un humain.»
Pauline Marois commente
Interrogée sur cette apparence d'irrégularité, sa chef Pauline Marois a déclaré qu'elle s'assurerait qu'il n'ait «pas dit des choses incorrectes, qu'il [n'ait] surtout pas fait de choses incorrectes», mais a ajouté du même souffle qu'elle croyait en «l'intégrité et l'honnêteté de son candidat». Elle lui demandera de se retirer si les irrégularités sont fondées.
M. Perreault accepte cette politique de «tolérance zéro» de son parti. Alors que les libéraux ont porté plainte au Directeur des élections du Québec, il assure qu'il n'a rien à cacher et que tous les dons qu'il a reçus ont été dûment consignés auprès de l'organisme.