Pauline Marois veut l'indépendance énergétique

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Pauline Marois en compagnie du candidat du PQ dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Daniel Breton

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Montréal) Si elle était élue à la tête du gouvernement, la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, réduirait la dépendance énergétique de la province.

«C'est l'enjeu stratégique le plus important du 21e siècle pour tous les États du monde», a lancé la chef souverainiste, alors qu'elle se trouvait à la Maison du développement durable à Montréal pour détailler son plan en matière énergétique.

«Dès notre arrivée au pouvoir, nous adopterons une stratégie pour nous libérer de l'énergie fossile, en particulier du pétrole étranger», a-t-elle fait valoir, ajoutant que la consommation de l'or noir dans la province coûtait quotidiennement 35 millions $. Cette nouvelle feuille de route sera soumise à un débat national, a par la suite précisé Mme Marois, qui souhaite également son adoption dans un premier mandat.

«Nous disposons d'un fort potentiel hydroélectrique, solaire et bioénergétique», a détaillé celle qui souhaite également que la province réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 25 % d'ici 2020.

Stratégie redéfinie de A à Z

La nouvelle stratégie énergétique donnera priorité à l'économie d'énergie, l'efficacité énergétique, le développement des énergies et celui du transport vert, a expliqué le candidat du PQ dans Sainte-Marie-Saint-Jacques et fondateur du groupe Maîtres chez nous - 21e siècle, Daniel Breton.

«Notre énergie ne sera plus développée en fonction des promoteurs, mais en fonction de nos besoins réels et d'une vision écologiquement, énergiquement et économiquement viables», a-t-il soutenu. M. Breton évalue que le Québec devrait fixer des objectifs similaires à ce qui est fait en Suède, soit une réduction de consommation du pétrole de 30 % d'ici 2020 et de 60 % d'ici 2030. Une étude du Réseau des ingénieurs du Québec met également de l'avant de telles évaluations.

Un gouvernement péquiste tirerait également un trait définitif sur le projet de terminal méthanier Rabaska à Lévis, démantèlerait la centrale nucléaire de Gentilly-2 à Bécancour et décréterait un moratoire sur les gaz de schiste.

Le cofondateur d'Équiterre, Steven Guilbeault, juge les orientations du PQ sur sa réduction de la dépendance envers le pétrole «très intéressantes». Néanmoins, il croit que le parti devrait s'engager à ne pas exploiter la ressource sur le territoire de la province.

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