Marois contrainte de défendre sa charte de la laïcité

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La candidate du PQ dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib, et la chef souverainiste Pauline Marois

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

Vingt-quatre heures après avoir rouvert le débat sur les accommodements raisonnables avec sa charte de la laïcité, la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, s'est vue forcée de la défendre mercredi, assurant que le texte de loi ne ferait que clarifier les valeurs québécoises.

La chef souverainiste a présenté mercredi, en compagnie de sa candidate dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib, ce qu'elle estime être une réponse du PQ à la commission Bouchard-Taylor qui a «déchiré le Québec».

«[Elle] a été mise en place avec des budgets considérables, ça n'a rien réglé, le gouvernement en a remis en présentant deux projets de loi qui sont morts au feuilleton; moi, je crois qu'on a besoin de clarifier les choses et c'est ce que nous allons faire avec cette charte», a-t-elle tranché.

Le document stipulerait que le Québec est un État laïc qui reconnaît l'égalité entre les hommes et les femmes, deux valeurs «intouchables», martèle Pauline Marois. En vertu de la charte, les employés de la fonction publique et parapublique québécoise n'auraient pas le droit d'arborer tout signe religieux ostensible, que ce soit la kippa juive, le turban ou encore le voile, qu'il couvre le visage ou non.

L'énoncé de ces nouvelles règles, qui seraient adoptées sous un gouvernement du PQ, a suscité nombre de réactions dans la communauté anglophone et allophone, qui évoque des engagements péquistes à caractère raciste et xénophobe.

C'est tout l'inverse, a plaidé mercredi Pauline Marois. «À partir du moment où, au Québec, on a des citoyens qui ont des convictions différentes, que l'État soit neutre, il me semble que c'est rassurant», a-t-elle fait valoir.

La chef péquiste a également assuré que tous les néo-Québécois auraient leur place dans ce Québec plus assumé. «Plus nous allons être clairs sur les valeurs, plus les gens qui choisiront de venir vivre au Québec sauront dans quelle société ils pourront vivre», a-t-elle soutenu.

Pauline Marois n'a pas raté l'occasion de vanter la création des commissions scolaires linguistiques, mises en place alors qu'elle était ministre de l'Éducation, pour illustrer l'ouverture du PQ aux différentes communautés culturelles, religieuses ou linguistiques. «On s'est assuré que tous les enfants allant à l'école puissent être respectés dans leurs convictions et leurs valeurs», a-t-elle expliqué, ajoutant que sa formation politique continuerait à être «exemplaire» à cet égard.

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