Bain de foule et poutine pour Charest à Saint-Raymond

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Le casse-croûte chez Ti-Oui... (Photothèque Le Soleil)

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Le casse-croûte chez Ti-Oui

Photothèque Le Soleil

Michel Corbeil
Le Soleil

(Saint-Raymond) Il s'est fait attendre. Mais, au jour 13 de la campagne électorale, Jean Charest a pris son premier bain de foule. Ça s'est passé dans un snack-bar de Saint-Raymond, chez Ti-Oui, célèbre, dit-on, pour sa poutine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le leader du Parti libéral du Québec s'est risqué à serrer les mains des clients. Pas d'incident, pas de refus. Il s'est même rendu dans la cuisine pour servir quelques assiettes, en cette journée marquée par la chicane avec la péquiste Pauline Marois sur les «saines habitudes de vie».

Sa femme, Michèle Dionne, lui a lancé par-dessus le comptoir que c'était justement le premier emploi d'été de Jean Charest. Les deux ont partagé avec le candidat et député libéral sortant Michel Matte poutine et onion rings, assaisonnés probablement des épices du pays.

Dans le chef-lieu de la circonscription de Portneuf, que des libéraux craignent de perdre, M. Charest a profité d'un discours à quelque 200 partisans pour critiquer le programme que le Parti québécois (PQ) met sur la table électorale en matière de langue.

«Pauline Marois veut enlever aux adultes québécois le droit d'étudier dans la langue de leur choix», une proposition «assez inusitée, en 2012», a-t-il soutenu. C'est une réponse à l'engagement du PQ d'étendre du secondaire au secteur collégial l'obligation de recevoir un enseignement en français, à moins d'être issu de la communauté anglophone canadienne.

Hausse des droits de scolarité

Jean Charest a fait valoir que son gouvernement a fait le bon choix et «s'est tenu debout», a-t-il répété, pour le financement des universités, une allusion à la hausse des droits de scolarité. «L'éducation, c'est important pour l'avenir du Québec. Surtout pour un peuple francophone.»

Le chef libéral a continué d'attaquer son adversaire de la Coalition avenir Québec, François Legault, notamment sur les questions économiques. Après l'avoir traité de «comptable qui ne sait pas compter», il l'a de nouveau traité de «gauchiste». Cette fois, il l'a décliné sur quatre variantes, «le gauchiste efficace», le «gauchiste capitaliste», le «gauchiste social-démocrate» et le «gauchiste pas à peu près».

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