Un médecin de famille pour tous d'ici quatre ans propose le PQ

Pauline Marois, a détaillé ses propositions sur les... (Photo La Presse Canadienne)

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Pauline Marois, a détaillé ses propositions sur les soins de santé samedi en matinée dans une pharmacie de Repentigny, en compagnie de son candidat dans la circonscription de Saint-François, le docteur Réjean Hébert.

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Repentigny) Plutôt que de régler les problèmes pour améliorer les soins de santé d'un «coup de baguette magique» comme il accuse ses rivaux de vouloir le faire, le Parti québécois (PQ) propose d'implanter une série de mesures, dont l'accès pour chaque citoyen du Québec à un médecin de famille d'ici quatre ans et l'augmentation de leur salaire.

La chef de la formation souverainiste, Pauline Marois, a détaillé ses propositions sur les soins de santé samedi en matinée dans une pharmacie de Repentigny, en compagnie de son candidat dans la circonscription de Saint-François, le docteur Réjean Hébert.

Celui-ci tentera de récupérer le siège qu'occupait depuis 27 ans la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, élue par une faible majorité aux élections de 2008.

«Les citoyens du Québec ne croient pas au père Noël», a lancé l'ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, lançant une pointe au candidat vedette de la Coalition avenir Québec (CAQ), Gaétan Barrette.

Depuis l'annonce officielle de sa candidature, le docteur Barrette répète qu'un gouvernement caquiste donnerait accès à un médecin de famille à tous les Québécois dans un délai d'un an.

Réseau qui «stagne»

C'est du bluff, réplique Réjean Hébert puisque le PQ estime que cet échéancier est irréalisable, voire impossible, et en propose plutôt un de quatre ans.

La formation politique accuse les libéraux d'avoir voulu, en 2003, régler les problèmes du réseau d'un «coup de baguette magique». Désormais, a dit Pauline Marois, c'est la CAQ qui veut jouer les magiciens.

Ainsi, la formation souverainiste promet de compléter le réseau des Groupes de médecins de famille (GMF), qui «stagne». À l'heure actuelle, 243 ont été mis sur pied dans la province. Le PQ en souhaite 300 d'ici quatre ans.

Ceux-ci doivent également être développés en y greffant davantage de spécialistes, comme des superinfirmières, et en donnant davantage de pouvoirs aux pharmaciens. La facture de ces mesures, dont l'essentiel est déjà en chantier, s'élèverait à 95 millions $.

Il est aussi question d'inciter les étudiants à choisir la médecine familiale, et ce, en réduisant l'écart des salaires des omnipraticiens avec ceux des médecins spécialistes qui est actuellement de 50 à 60 %.

«Le docteur Barrette est parti avec la caisse et il faut mettre l'accent sur les médecins omnipraticiens, qui sont fondamentaux dans le suivi à long terme des maladies chroniques», a expliqué M. Hébert, au sujet de celui qui était jusqu'à tout récemment président des médecins spécialistes de la province.

Souveraineté

Par ailleurs, pour le PQ, la fédération canadienne est un obstacle au développement des soins de santé au Québec.

«Regardez les transferts en santé, cette espèce de patente où l'on donne notre argent au fédéral puis ils nous le redonnent avec leurs propres critères», s'est indigné Réjean Hébert. Selon lui, le Québec est désavantagé au profit de certaines provinces, comme l'Alberta, où la population est plus jeune et donc plus en santé.

Questionné à savoir combien la province perdait dans ce transfert, M. Hébert a vaguement répondu, affirmant que selon une étude, c'était «plusieurs dizaines de millions de dollars».

Activités sportives

En après-midi, Mme Marois et le docteur Hébert se sont engagés, de Terrebonne, à offrir un crédit d'impôt remboursable de 500 $ par enfant de 5 à 16 ans pour aider les parents dont le revenu familial est de moins de 130 000 $ qui veulent inscrire leur enfant à des activités sportives.

Évaluée à 25 millions, le PQ compte financer ce qu'il estime être une mesure «de prévention majeure» en puisant l'argent dans le fonds de la taxe spécifique sur les produits du tabac.

En soirée, Pauline Marois participait à un rassemblement militant dans la circonscription de Laval-des-Rapides en compagnie de son candidat vedette, l'ex-président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

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