La CLASSE écorche le PQ et Léo Bureau-Blouin

Camille Robert, co-porte-parole de la CLASSE, était depassage... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Camille Robert, co-porte-parole de la CLASSE, était depassage à L'AgitéE, dans le quartier Saint-Roch, mercredi, pour une conférence.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

(Québec) Si Pauline Marois comptait sur la candidature de Léo Bureau-Blouin pour inciter les étudiants à voter pour le Parti québécois (PQ), elle s'est peut-être mis le doigt dans l'oeil.

De passage à Québec, Camille Robert, co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a non seulement écorché l'ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, mais elle a aussi émis plusieurs réserves à l'égard du PQ.

La CLASSE avait déjà avoué se sentir «mal à l'aise» devant l'appel à la trêve électorale de Léo Bureau-Blouin. Mercredi, Camille Robert en a rajouté en mentionnant que «le saut des fédérations étudiantes aux partis politiques s'est fait très vite, puis on a trouvé ça peut-être un peu indélicat d'émettre des recommandations au mouvement étudiant. On sait que Léo ne représente plus les étudiants, donc on ne pense pas qu'il peut se donner [une telle] autorité alors que se tiennent des votes de grève».

Léo Bureau-Blouin est-il devenu un adversaire? «Ça va rester à voir, a-t-elle répondu. Par contre, on n'a pas beaucoup d'espérance par rapport au Parti québécois. Pour nous, l'élection du PQ ne serait pas une solution en tant que telle. Il va quand même y avoir des désaccords. On est notamment en désaccord sur la gestion des ressources naturelles, les redevances minières, l'exploitation des ressources, etc.»

Plus tôt dans l'entrevue, Camille Robert avait précisé que «peu importe le parti politique qui va être élu, la crise étudiante va demeurer. Il y a encore des revendications qui vont rester [...] On sait que la CAQ [Coalition avenir Québec] a proposé de réduire [la hausse] à 200 $, le Parti québécois parle d'indexation au coût de la vie, donc, évidemment, ces solutions-là ne répondent pas à nos revendications.» La CLASSE milite toujours pour qu'il n'y ait pas de hausse dans une perspective de gratuité scolaire.

Quelque 150 personnes s'étaient donné rendez-vous au bar L'AgitéE au centre-ville pour entendre la co-porte-parole de la CLASSE à l'occasion de sa tournée des régions. Environ la moitié d'entre elles ont ensuite marché jusqu'à l'Assemblée nationale, en guise de manifestation. Le parcours n'avait pas été remis aux policiers, mais ceux-ci n'ont procédé qu'à l'arrestation d'une seule personne, un mineur, pour méfait.

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