Conflit étudiant: Marois se mouille... à peine

«Je ne veux pas m'immiscer dans ce processus... (La Presse Canadienne)

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«Je ne veux pas m'immiscer dans ce processus qui est propre aux associations étudiantes. Ce que je vous dis cependant c'est qu'un jour, il faudra discuter avec les associations pour voir comment on pourrait encadrer sans doute cet exercice démocratique», a répondu la chef péquiste Pauline Marois, lorsque pressée par les journalistes qui lui demandaient de clarifier ses propos.

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Annie Mathieu
Le Soleil

(Saint-Siméon) S'avançant une nouvelle fois sur un terrain glissant, la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a dit ce matin vouloir faire le point avec les associations étudiantes sur les outils démocratiques dont ils se sont prémunis. Mais comme la veille, elle n'a pas voulu préciser sa pensée au sujet de la légitimité des votes de grèves qui ont présentement cours.

«Il est apparu, suite à la crise que nous avons vécu, que les associations étudiantes avaient différentes modalités de fonctionnement. On pourrait discuter ensemble, entre autres au sommet, de la façon que l'on pourrait organiser cela, entre autres des règles qui pourraient encadrer le tout», a d'abord laissé tomber Mme Marois, de Saint-Siméon, dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

«Je ne veux pas m'immiscer dans ce processus qui est propre aux associations étudiantes. Ce que je vous dis cependant c'est qu'un jour, il faudra discuter avec les associations pour voir comment on pourrait encadrer sans doute cet exercice démocratique», a répondu la chef péquiste, lorsque pressée par les journalistes qui lui demandaient de clarifier ses propos.

Croit-elle que les votes tenus dans les associations étudiantes au cours des derniers jours, où le taux de participation a été très bas, sont légitimes? «Je ne répondrai pas à cette question», a-t-elle tranché.

Puis, réitérant ses propos de la veille, Pauline Marois a dit tout simplement souhaiter le retour de tous les étudiants en classe tout en leur demandant de respecter la loi 78, aussi «ignoble» soit-elle. La leader du PQ a également répété que c'était au premier ministre Jean Charest de trouver des solutions à la crise qu'il a fabriquée de toutes pièces.

«La seule augmentation, c'est l'indexation des frais de scolarité qui correspond à toutes fins pratiques à un gel. C'est ce que nous allons faire lorsque nous serons au gouvernement, c'est ce que nous allons débattre au moment d'un sommet sur l'éducation», a-t-elle par la suite ajouté.

Rappatriement de l'assurance emploi

Après avoir effectué la traversée entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon, Pauline Marois, en terres connues, a répété les engagements de son parti au sujet du rapatriement de l'assurance-emploi, un dossier qui touche les régions comme celle de Charlevoix en raison de la prédominance de ses industries saisonnières.

En vertu des modifications apportées ce printemps par le gouvernement de Stephen Harper, des chômeurs devront accepter tout emploi situé à moins d'une heure de route de chez eux s'ils veulent demeurer admissibles aux prestations.

Mme Marois a dit vouloir mettre fin à cette injustice de manière prioritaire si sa formation était portée au pouvoir.

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