Charest ne croit pas que la rentrée tournera au vinaigre

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Jean Charest refuse de croire que des actes de violence se reproduiront sur les campus où les étudiant ont boycotté pendant trois mois les salles de classe.

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Montréal) Jean Charest refuse de penser que les choses tourneront au vinaigre, à l'affrontement physique, dans la rentrée sous haute tension que se préparent à vivre les cégeps aux prises avec la contestation étudiante.

Mercredi, en point de presse au Centre des sciences de Montréal, le meneur libéral s'est fait demander comment «le père de famille» réagirait «si les jeunes se font envoyer du poivre de Cayenne au visage, se font frapper à coups de matraque et briser les dents»? De tels incidents sont survenus, au printemps, lors d'accrochages entre forces policières et manifestants.

Le chef du gouvernement libéral sortant a répondu que «c'est la dernière chose que je veux», un retour qui dégénèrerait en rixes. «Comme premier ministre et père de famille, oui, j'ai des enfants.

«Quand on voit des évènements comme ceux-là, ça nous attriste, ça nous choque. Mais, a-t-il pris soin de dire, il n'y a pas de raison que ça se produise». Il n'admet pas l'idée que des actes de violence puissent se reproduire sur les campus où les étudiant ont boycotté pendant trois mois les salles de classe.

Malgré le fait que les «assos» étudiantes, qui combattent la hausse des frais de scolarité, tiennent, en ce moment, des votes sur le maintien du boycottage des cours, M. Charest ne veut pas spéculer sur le résultat comme sur des conséquences des scrutins.

Jean Charest s'est abstenu de commenter la décision des dirigeants des 14 collèges, dont l'enseignement a été paralysé, d'embaucher des agents de sécurité pour prévenir d'éventuels débordements. «Chaque établissement doit prendre ses décisions en fonction de ses besoins», a-t-il répondu laconiquement.

Il a été aussi concis lorsqu'appelé à préciser s'il trouve normal que les mêmes directeurs de cégeps aient convoqué une rencontre, ce matin, avec le Service de police de la ville de Montréal, le SPVM. «Les gens veulent prendre toutes les précautions possibles», a-t-il décliné, en une phrase.

Loi 78

M. Charest n'a pas voulu préciser comment sa controversée loi 78 peut garantir la reprise des cours dans les institutions où ils ont été perturbés. Il a évité de répondre si les policiers devront assurer «coûte que coûte» l'accès aux collèges, la semaine prochaine, et aux universités, un peu plus tard.

Chose certaine, son gouvernement ne donnera pas le moindre critère aux patrons des institutions d'enseignement pour faire appel à la force policière et appliquer la loi 78. «Nous faisons appel au jugement de ceux qui sont dans la direction des collèges. (...) Chaque personne doit utiliser son bon jugement. Généralement, les gens l'emploient.

«Ils sont dans la meilleure situation pour déterminer les gestes à poser pour tout le monde, a poursuivi le meneur du PLQ. Cela inclut même la sécurité de ceux qui décident de boycotter ou de manifester.»

Le chef libéral s'est fait rappeler qu'il a participé à l'organisation de grèves étudiantes, lorsqu'il était encore sur les bancs de classe. En son temps, a-t-il insisté, «les gestes qu'on posait étaient non-violents» et excluaient, a-t-il glissé, d'empêcher des collègues d'assister aux cours.

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