«Comme disait ma mère à une certaine époque, il y a juste les fous qui ne changent pas d'idée. J'ai évolué là-dedans et je suis à 100 % d'accord avec la position de la CAQ. Je suis convaincu que l'équipe de François Legault va être capable de mener à bien ces changements-là au grand bénéfice des élèves du Québec», a résumé M. Hamel, aujourd'hui retraité après 33 ans de carrière dans le domaine de l'éducation.
Le Carougeois de 56 ans considère d'ailleurs être parmi les mieux placés pour pouvoir juger la structure trop «lourde» de la gestion des écoles. Il est bien conscient que sa position risque de lui attirer les foudres de ses ex-collègues, mais il se défend d'avoir occupé un poste «inutile» jusqu'à tout récemment. «Est-ce que pendant 10 ans Michel Hamel a fait un travail inutile? Bien non, je ne crois pas. Est-ce que dans les prochaines années, ça doit continuer comme ce l'est présentement? Absolument pas. On est rendus là comme société», expose-t-il, mentionnant que la situation a évolué depuis son entrée en poste.
«Vous savez, quand j'ai été nommé en 2000, c'était une situation X qui a évolué jusqu'en 2010, et à un moment donné, où tu n'as plus le nez collé sur la vitre et que tu te mets à observer, à réfléchir et à regarder les choses se passer, tu te dis est-ce qu'on est encore là comme société? Et comme citoyen, j'ai tout à fait le pouvoir de m'exprimer là-dessus, puisque je suis d'abord un citoyen, pas un ex-dg de commission scolaire.»
M. Hamel souligne que c'est lors de sa participation à des comités de réflexion sur l'éducation à l'automne dernier qu'il a forgé son opinion. Selon lui, les parents et les conseils d'établissements devraient avoir plus de pouvoirs décisionnels. «Et les quelques décisions qui restent à prendre au niveau du conseil des commissaires, bien ça n'a peut-être plus leur raison d'être.»
Les deux principaux adversaires de Michel Hamel dans Louis-Hébert, Sam Hamad (Parti libéral) et Rosette Côté (Parti québécois), ont préféré ne pas commenter directement la candidature de la nouvelle recrue de François Legault, misant davantage sur les forces de leur parti respectif.