Charest «dégèle» les tarifs en CPE... mais se garde de défoncer la barrière du 8$

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Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Le leader du Parti libéral du Québec (PLQ)... (Photo La Presse Canadienne)

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Le leader du Parti libéral du Québec (PLQ) a assuré que tout l'argent sera réinvesti dans les CPE. «C'est une approche juste et raisonnable, financièrement accessible pour les jeunes familles», a-t-il fait valoir.

Photo La Presse Canadienne

Michel Corbeil
Le Soleil

(Lévis) Jean Charest veut «dégeler» les tarifs pour envoyer un enfant dans un Centre de la petite enfance (CPE). Mais il se garde de défoncer la barrière symbolique de 8 $ par place par jour.

Le chef libéral a pris, dimanche, l'engagement d'indexer de 2 % par an les frais pour accéder aux CPE. Si M. Charest se maintient au pouvoir, le prochain budget du gouvernement consacrera la fin d'un gel qui perdure depuis 2004. La hausse avait alors été de 2$.

La cadence de relèvement ferait grimper la facture à 7,14$, en 2013; puis, à 7,28$, l'année suivante; 7,43$, en 2015; 7,58$, en 2016; et, finalement, à 7,73$, en 2017.

Le leader du Parti libéral du Québec (PLQ) a assuré que tout l'argent sera réinvesti dans les CPE. «C'est une approche juste et raisonnable, financièrement accessible pour les jeunes familles», a-t-il fait valoir.

Le redressement n'est en rien comparable avec la décision du gouvernement d'augmenter les frais de scolarité pour accéder à l'université. Les membres du cabinet Charest ont décrété des relèvements de 254$ par an, pendant sept ans, à compter de l'automne. Un bond de 82 %.

Le chef du PLQ ne nie pas que l'approche est radicalement différente entre les tarifs en CPE et les droits de scolarité. Elle ne lui apparaît pas inéquitable pour les étudiants. «C'est un choix de société.

La société québécoise a fait le choix de soutenir les familles avec enfants. Nous prenons les moyens pour y arriver. Cela inclut les allocations familiales, ce que nous faisons pour les garderies, l'assurance parentale.»

À Lévis, pendant que des tout-petits s'amusaient dans la salle pour illustrer le sujet du jour, Jean Charest s'est amené au Centre communautaire Raymond-Blais. Il a annoncé que les entreprises pourront se doter de leur CPE.

Elles devront cependant assumer seules les frais d'immobilisation. La moitié des dépenses de fonctionnement leur seront remboursées, une somme qui peut atteindre 500 000$.

Ces places seront réservées à la firme. La ministre responsable du dossier, Yolande James, a affirmé que les compagnies ont exprimé leur intérêt. Elles y verraient un moyen de rétention des employés, selon Mme James.

Les stratèges estiment que l'aide offerte incitera les entreprises à créer 3200 places, au cours d'un prochain mandat libéral. Elles s'ajoutent aux 15 000 promis dans le Budget 2012, mais qui ne sont pas encore disponibles.

Il reste d'ailleurs encore 4300 places à ouvrir, comme s'est engagé à le faire le gouvernement libéral, en 2008.

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