Charest nie fuir les foules et se servir de l'épouvantail référendaire

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

«Je veux que chaque Québécois exerce son droit... (La Presse Canadienne)

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«Je veux que chaque Québécois exerce son droit de vote, a répété Jean Charest vendredi. Nous voulons un taux de participation élevé. Je crois que les étudiants devraient voter. Je crois que les gens, qui sont en désaccord avec nous, devraient voter. Je crois dans la démocratie.»

La Presse Canadienne

Michel Corbeil
Le Soleil

(Laval) Pendant que son adversaire péquiste Pauline Marois prend le métro et serre les mains, le chef libéral Jean Charest se déplace de rassemblement partisan en annonce devant de petits groupes, sans un seul véritable bain de foule.

Vendredi, à Laval, M. Charest s'est fait demander: «Vous sentez-vous limité dans votre campagne?» «Non», a-t-il répondu en évitant toute allusion aux manifestants qui descendent dans la rue, à Montréal, chaque jour depuis des mois, contre son gouvernement.

Le premier ministre sortant a refusé de se montrer préoccupé par la situation. Il a préféré badiner sur le sujet.

Non, il ne se sent pas limité, «si être avec vous, c'est être limité. [...] J'ai le sentiment d'être pas mal dans le bain, en ce moment», a-t-il tenu à préciser dans la petite bibliothèque où s'entassaient une cinquantaine de personnes pour son annonce du jour.

Plus sérieux, il a ajouté que sa tournée de promotion du Plan Nord l'a amené «sur les planchers d'usine de pas mal toutes les régions» de la province. «J'ai visité pas mal de régions, pas mal d'usines et j'ai vu pas mal de monde dans les six derniers mois. Je n'ai pas attendu la campagne électorale pour sortir sur le terrain.»

Épouvantail référendaire

Le leader du Parti libéral du Québec s'est défendu de mener une campagne de peur en brandissant la tenue d'un référendum par le Parti québécois comme un épouvantail devant la communauté anglophone.

Tôt, en matinée, M. Charest a accordé une entrevue à la radio CJAD. Il a évoqué le fait que cette communauté a peu participé aux récentes élections générales. Si elle boude l'appel aux urnes du 4 septembre, elle risque d'être confrontée à un nouveau plébiscite sur l'indépendance du Québec.

«Ce n'est pas une tactique de peur, a laissé tomber le politicien. C'est la réalité. C'est la priorité numéro un de Mme Marois. Attendez-vous à ce que j'en parle souvent.»

«Je veux que chaque Québécois exerce son droit de vote. Nous voulons un taux de participation élevé. Je crois que les étudiants devraient voter. Je crois que les gens qui sont en désaccord avec nous devraient voter. Je crois dans la démocratie.

«Vous avez raison de pointer le fait que dans certaines circonscriptions, la participation était faible, beaucoup trop faible, a-t-il poursuivi. En ne déposant pas son bulletin de vote, dans certaines circonstances, c'est la même chose que de sortir et voter pour un référendum.»

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