Dégel du tarif des services de garde: la patate chaude du PLQ

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Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

L'équipe de Jean Charest marche sur des oeufs.... (La Presse Canadienne)

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L'équipe de Jean Charest marche sur des oeufs. Elle craint «un deuxième front» social, après celui sur les droits de scolarité à l'université.

La Presse Canadienne

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Actuellement fixé à 7 $ par jour, le tarif des places en garderies subventionnées devrait bel et bien augmenter progressivement advenant la réélection des libéraux de Jean Charest, ont confirmé, jeudi au Soleil, plusieurs sources internes.

Mais l'équipe libérale marche sur des oeufs. Elle craint qu'une décision qu'elle estime juste et nécessaire ouvre «un deuxième front» social, après celui sur les droits de scolarité à l'université. Au point que certains hésitent... Voilà pourquoi le conditionnel demeure encore de mise.

Ce dossier apparaît comme la patate chaude des libéraux en ce début de campagne.

Mais «on ne peut pas demander aux étudiants universitaires de payer leur part et en même temps geler les tarifs dans les garderies», a toutefois confié un interlocuteur au centre de l'appareil de décisions politiques.

Pour lui, c'est clair: il faut aller de l'avant. Et Jean Charest avancera. Il ne reculera pas. Il s'appuiera sur la «majorité silencieuse», préoccupée par l'état des finances publiques.

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, un poids lourd de l'équipe gouvernementale, serait aussi en faveur du dégel. Il n'est pas le seul.

Son collègue député Geoffrey Kelley, reflétant une opinion largement répandue au sein du caucus libéral, se dit personnellement contre les gels perpétuels des tarifs dans les services publics. «Les coûts des services publics augmentent sans cesse», note-t-il en entrevue.

D'autres rappellent que les militants libéraux, réunis en congrès en octobre, ont voté en faveur d'une résolution prévoyant l'indexation graduelle des tarifs des services de garde. La hausse suivrait l'indice de l'inflation.

Selon le libellé du texte adopté, cependant, les parents ne devraient jamais payer plus de 20 % des coûts totaux du budget gouvernemental consacré à ce service. Il s'agit du ratio qui existait lorsque les «places à 5 $» ont été créées par le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard. Avec le temps, la part des parents aurait glissé à 15 %.

À 20 %, le tarif pourrait atteindre 10 $ dans quelques années. Le budget consacré aux services de garde s'élève à plus 2 milliards $ annuellement.

Une journée de la campagne libérale sera consacrée aux garderies et à la famille. Les réponses finales viendront ce jour-là.

PQ contre, CAQ pour

Même si la chef Pauline Marois ne s'y est pas formellement engagée, jeudi, on confirme au Parti québécois qu'un gouvernement péquiste maintiendrait le tarif à 7 $ par jour par enfant. Pauline Marois le dira clairement plus tard en campagne.

La Coalition avenir Québec est favorable au dégel. En avril, ses militants ont décidé qu'un éventuel gouvernement caquiste «indexerait le coût des places du réseau des garderies à contribution réduite en limitant toutefois leur augmentation à celle de l'indice du coût de la vie».

Avec la collaboration de Gilbert Lavoie

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